Port d'Anvers: 600 millions d'euros de travaux réalisés illégalement

Vue aérienne du port d'Anvers
Vue aérienne du port d'Anvers - © YORICK JANSENS - BELGA

Des travaux de dragage de l'ordre de 600 millions d'euros ont été réalisés depuis 1972 sur la rive gauche de l'Escaut à Anvers via un contrat passé en ligne directe avec une association temporaire, sans mise en concurrence, a relevé mercredi la Cour des comptes.

Ce contrat est dès lors "contraire à l'ordre public et, partant, nul et non avenu", selon la Cour, qui demande à l'autorité flamande d'en examiner la nullité.

Le ministre flamand des Travaux publics Ben Weyts (N-VA) a dit vouloir "suivre strictement" cette recommandation.

Selon la Cour, le contractant n'a droit à aucune indemnisation en cas de rupture.

Contrat conclu en 1972

Le sp.a a demandé l'audition du ministre et des fonctionnaires compétents en commission du parlement flamand. Groen a exigé qu'il soit mis fin immédiatement au contrat controversé.

Le contrat de dragage sur la rive gauche de l'Escaut a été conclu en 1972 par le ministre fédéral CVP des Travaux publics Jos De Saeger. Il continue à sortir ses effets plus de quarante ans plus tard. Des missions y ont été ajoutées, à chaque fois sans mise en concurrence.

Le rapport de la Cour des comptes porte plus globalement sur les travaux de dragage - 200 millions d'euros par an - réalisés en Flandre, tant sur les voies d'accès maritimes que la navigation intérieure. Généralement, les contrats sont conclus selon les règles, après mise en concurrence et sont limités dans le temps. Cependant, en raison d'un manque de préparation, certaines missions sont illégalement étendues, modifiées ou génèrent d'importantes compensations, relève la Cour.

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