Steenokkerzeel: début d'émeute au Centre 127 bis pour étrangers

Une émeute a éclaté ce midi au Centre 127 bis
Une émeute a éclaté ce midi au Centre 127 bis - © Kristof Van Accom - Belga

Un début d'émeute a éclaté dans le centre fermé pour étrangers 127 bis, à Steenokkerzeel. Une dizaine de personnes ont causé des dégâts dans le réfectoire, brisant la télévision, des radiateurs et divers objets.

Selon l'Office des Etrangers, il s'agirait de personnes dont le séjour au 127 bis a été récemment prolongé alors qu'elles s'attendaient à être libérées. La situation serait sous contrôle, selon l'Office.

Une personne a été placée en isolement. La direction du 127 bis recevra individuellement toutes les étrangers concernés par les décisions de prolongation de leur rétention.

Un délai maximal de 8 mois, renouvelable en cas de rébellion

Les personnes retenues au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel sont des déboutés du droit d'asile. Arrivées en fin de procédure, elles se sont vues délivrer un ordre de quitter le territoire auquel elles n'ont pas spontanément donné suite. Interpellés (généralement à la suite d'un contrôle de police), les étrangers en séjour illégal sont placés en centre fermé dans l'attente d'être expulsés vers leur pays d'origine. La loi fixe à 8 mois la période maximale de rétention en centre fermé. Mais si l'étranger se rebelle lors d'une tentative de rapatriement, les compteurs sont remis à zéro et une nouvelle période de huit mois redémarre. Selon nos informations, l'émeute s'est déclenchée à la suite de la mise au cachot d'un ressortissant marocain ayant mis à sac le réfectoire. Cet homme demande depuis plusieurs jours à être rapatrié pour pouvoir assister aux obsèques de son frère et de son père, récemment décédés. Quand il a appris que son séjour au 127 bis était prolongé, il a "pété les plombs" et s'en est pris au réfectoire du centre. D'autres personnes enfermées avec lui se sont alors rebellées. Certaines auraient décidé d'entamer une grève de la faim.

La police est sur place

Vers 14h, des policiers en tenue anti-émeute ont pénétré dans le Centre. Via le téléphone portable d'un des "pensionnaires", nous avons pu entendre une partie de l'intervention, effectuée à l'aide de chiens. Selon notre témoin, les policiers ont interpellé et frappé un des "émeutiers", celui qui s'était fait en quelque sorte le porte-parole de ses compagnons auprès de la direction pour dénoncer leurs conditions de vie précaires : mauvaise nourriture, en quantité insuffisante, toilettes malodorantes, etc. La police a pu isoler les trois personnes identifiées comme les meneurs de l'émeute. Elles ont été transférées dans d'autres centres fermés.

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