Mélanie: Mon parrain de baptême m'a surnommée "Fillotte RTBF"

Photo de groupe
Photo de groupe - © Mélanie Warnon

Pendant ses bleusailles, notre étudiante en Sciences Humaines avait promis de donner des nouvelles, mais après! Une grande étape vient d'être franchie. Mélanie est baptisée. Très fière d'avoir été jusqu'au bout. Mais si elle avait su ce qui l'attendait...

C'est sûr, elle a fini sur les genoux, notre étudiante de Fosses la Ville. Mais comme beaucoup, elle a tenu bon. "On est 90 à avoir été baptisée. Sur 110, c'est pas mal! Dans certaines filières, comme en médecine, c'est beaucoup moins".

Lorsque Mélanie pense au baptême, c'est d'abord le mot "épreuve" qui sort de sa bouche.

"Les FUCAM ont parfois mauvaise réputation mais franchement, ça va encore! En fait, c'est fort basé sur la morale, les valeurs". Et quoi? Plus personne ne se fait traiter de "sale bleu", les "gueules en terre"...fini tout ça? "Faut pas rêver!", nous dit-elle en riant. "Ca reste un baptême".

8 jours. De 7 heures 30 à 23 heures.

Les journées consacrées au baptême sont bien remplies. Quand elle explique, les autres ouvrent des yeux ronds. "On commençait par nous conduire aux auditoires. Avec interdiction de boire pendant les cours". Puis seulement venaient les épreuves. Allez, Mélanie, raconte...Les autres veulent tout savoir (Ndlr: dans le groupe, elle est la seule à faire son baptême). "Non non non, je ne peux pas raconter le contenu des épreuves. Ca doit rester secret". Elle-même n'est pas contre cette règle "du silence". "Si j'avais su de quoi le baptême était fait, je crois que je ne l'aurais pas fait...Mais n'allez pas croire que je regrette!".

Melanie a dû puiser dans ses ressources. "Je sors de mon baptême très fatiguée, c'est vrai". Heureusement, ses parents et sa petite soeur l'ont soutenue, quand le moral n'y était plus. "Au début, ils étaient tous extrêmement stressés, à l'idée que je fasse mon baptême, mais ils m'ont vraiment encouragée, ça m'a beaucoup aidée". Elle "en a bavé", mais préfère voir le côté positif de l'aventure. Elle a fait des rencontres. "On se fait des amis. Rien que pour ça, c'est enrichissant". Mais elle reste perplexe par rapport à ces étudiants qui font le baptême en deuxième année. "Ils connaissent déjà beaucoup de monde, alors pourquoi???".

Des pennes consulaires parmi les calottes

Aujourd'hui le regard de milliers d'étudiants est fixé sur Louvain-la-Neuve. La ville universitaire accueille ses traditionnelles 24 heures Velo. Une journée de fête et de folklore à laquelle Melanie ne sait pas encore si elle participera. "J'appréhende un peu de débarquer avec ma penne consulaire à Louvain-La-Neuve" (Ndlr: la penne consulaire est une "particularité montoise".  A Louvain-La-Neuve, la calotte est de rigueur). Pour l'occasion , le CEFUC (Cercle des Fucam, là où Mélanie est baptisée) affrète un car d'une cinquantaine de places.

Fabrice Gérard

 

Les confidences de Robin Loos, Parrain de Mélanie et Président du Cefuc

La journée-type d'un baptisé?

Ca commence tôt, à 7h45. On fait ensemble un petit "décrassage". Un peu de gym ou déjà des répétitions pour certains, car le jeudi nous organisons une soirée culturelle avec sketches, danses, groupes de rock, chants et compagnie. Puis direction les auditoires car les Bleus ne peuvent pas sécher les cours (certains râlent, mais après coup ils sont bien contents d'avoir été en cours). Le midi, ils mangent avec nous. L'après-midi est souvent consacrée aux activités. A ce stade de l'année, ils n'ont pas encore beaucoup de cours.

Vous faites le planning en accord avec l'université?

Tout à fait. L'administration a accès au programme. Ils font en sorte qu'il n'y ait pas cours lors de grosses activités comme le cortège du dernier jour, par exemple.

Mélanie nous a parlé des valeurs, transmises lors du baptême. Sur quoi mettez-vous l'accent?

Cette année, on a vraiment voulu retrouver un côté distrayant dans le baptême. Retrouver du fun, de la "déconne". Honnêtement, l'an dernier, beaucoup de Bleus ont abandonné. On s'est remis en question, même si on ne comprenait pas trop. Nos bleusailles sont les plus courtes de Belgique. Les Bleus ne boivent pas pendant les activités. Alors, on a fait un programme différent. Par exemple, les bleus avaient un "carnet de défis" à remplir. Ils ont dû participer à un chahut organisé, dans l'auditoire. Ils ont dansé sur "Les Sardines", de Patrick Sébastien! S'ajoutaient à cela des activités "typiques" comme le Roi des Bleus (à la bière sans alcool!) mais aussi l'après-midi "social", où les Bleus vont récolter des vivres au profit des Restos du Coeur...Voilà quelques épreuves.

Les ventes de bics, c'est toujours de rigueur?

Oui. Ils vendent des bics deux fois, une fois à Mons et une fois dans la ville de leur régionale.

Un mot sur Mélanie, votre "fillotte"?

Tout d'abord, il faut savoir que les fillots et fillottes s'achètent en début de baptême. 5 euros par Bleu. C'est souvent au hasard, ou plutôt au feeling. Ils font une petite présentation et on les choisit. Le statut de Mélanie est un peu particulier. Elle n'est pas seulement ma filleule. C'est une "fillotte présidente". Elle est la filleule des 5 présidents des 5 régionales.

Et ça a un rapport avec notre série?

(Il rit) Pas du tout. Mais son surnom, évidemment, elle le doit à votre série!

Charlotte Legrand

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