Zaventem, champion des nuisances sonores au niveau européen

Alors qu'autour de l'aéroport de Zaventem, les avions survolent des zones urbaines densément peuplées, là où d'autres aéroports (comme celui d'Amsterdam ou de Liège) font le maximum pour les éviter.

A Bruxelles, il y a peu de compensations. L'aéroport prend bien des mesures opérationnelles tels que les procédures pour limiter le bruit des avions. Mais il n'y a pas de gestion foncière, ni de plan d'insonorisation ou encore de dédommagements des riverains. Ça, c'est donc pour le constat.

Mais que faire alors?  L'étude préconise de ne plus disperser les vols. Il faut concentrer les nuisances sur la plus petite zone possible. La plus petite et évidemment la moins densément peuplée. Ce qui facilitera aussi une politique d'insonorisation ou encore de rachat de terrains.

Cette étude devrait servir à la Région dans les futures négociations avec le fédéral pour l'élaboration d'un nouveau plan de survol après l'entrée en vigueur du moratoire du plan Wathelet le 2 avril dernier.

Céline Fremault, la ministre bruxelloise de l'Environnement, qui a commandé l'étude s’étonne de voir que "d’autres aéroports similaires gèrent les choses de manière assez efficace "alors que le trafic de ces aéroports est "parfois jusqu’à deux fois plus dense qu’à Bruxelles". Céline Frémault regrette surtout qu’un "bon nombre de mesures ne soient pas prises aujourd’hui ". Elle compare l’aéroport de Zaventem aux "aéroports qui sont similaires dans les distances par rapport aux populations survolées et à proximité de ville". Ces mesures semblent pourtant clairement identifiées.

Céline Frémault défendra-t-elle l’étude qui préconise la concentration plutôt que la dispersion ? Réponse : "Le gouvernement bruxellois ne dit pas autre chose dans sa déclaration de politique régionale. Je vous rappelle les termes extrêmement précis puisqu’il affirme qu’il faudra travailler un autre plan de survol. Et, c’est le fédéral qui doit venir avec des propositions sur les zones les moins densément peuplées tout en ayant à l’esprit tous les critères de sécurité nécessaires. "

Pierre Vandenbulcke et Fiona Collienne

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK