Yourte, roulotte, cabane,... l'habitat léger enfin reconnu en Wallonie

Aujourd'hui près de 15000 belges vivent dans des habitations légères
Aujourd'hui près de 15000 belges vivent dans des habitations légères - © Matthieu Guilbert

Roulotte, yourte, cabane, tiny house,... jusqu'aujourd'hui, ces nouvelles formes d'habitats n'étaient pas reconnus. Aujourd'hui, le parlement wallon les fait entrer dans le code wallon du logement. Pour les défenseurs de ce type d'habitat, il reste encore beaucoup à faire. 

Aujourd'hui, près de 15000 belges habitent dans ces nouveaux types de maisons. Des roulottes, des tiny houses ou encore des yourtes. Jusqu'ici, ces maisons d'un autre genre ne bénéficiaient d'aucun cadre légal. Ainsi, certains propriétaires se retrouvaient ainsi confronter à des réglementations différentes selon les communes où ils habitaient. 

Mais désormais, la notion d'habitat léger entrera officiellement dans le code wallon du logement de l'habitat durable. Le changement devrait être opérationnel le 1er septembre prochain. Pour être reconnue en tant qu'habitation légère, le logement devra répondre à plusieurs critères. 

  • être démontable
  • être déplaçable
  • être d'un volume réduit
  • être d'un faible poids
  • avoir une emprise au sol limitée
  • être auto-construite
  • ne pas avoir d'étage
  • être sans fondation
  • ne pas être raccordée aux impétrants (égoux,...)

Pour la ministre Valérie Debue (MR) à l'origine du texte : " Jusqu’à présent, ce type d’habitation ne disposait d’aucune définition dans le droit wallon. C’est pourquoi, eu égard notamment à la forte demande des personnes vivant dans ce type d’habitation ainsi que des acteurs de terrain, j’ai souhaité introduire dans le Code wallon du Logement et de l’habitat durable une définition de l’habitation légère. "


►►►Lire aussi : L'habitat léger : une autre façon de vivre au quotidien


Un premier pas

Il s'agit ici d'un premier pas. Reste que certaines normes doivent encore être établies comme les règles de sécurité, de salubrité et de surpeuplement. Des règles qui permettront ainsi de définir les droits et les obligations des habitants. 

L'une des préoccupations des défenseurs de ce type d'habitats tourne autour de la notion de bâtiment. Dans cette définition de l'habitat léger, les habitations ne peuvent pas être considérées comme immeuble bâti. Or de nombreux habitats légers sont en fait des immeubles bâtis, ce qui pourrait donc poser problème. 

Vincent Wattiez est le coordinateur du réseau brabançon pour le droit au logement, il se réjouit d'un premier pas "symbolique important" mais pour lui il y a encore du travail. "C'est une étape première mais c'est pas pour cela que ce sera simple". Pour lui ce qui bloque aujourd'hui ce sont les permis de bâtir actuel. "Aujourd'hui, il sont conçus pour les maisons en brique classique à un étage, deux étages mais pas à l'habitat léger". 

Archives : sujet du JT 13H du 22/10/18

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