Waterloo: un coup dans l'eau, le bus gratuit qui relie les parkings de dissuasion au centre-ville ?

Cédric Tumelaire, l'échevin de la Mobilité à Waterloo, devant l'un des arrêts de la Free Shuttle.
Cédric Tumelaire, l'échevin de la Mobilité à Waterloo, devant l'un des arrêts de la Free Shuttle. - © RTBF

La gratuité des transports en commun est-elle la solution à l’encombrement des centres villes par les voitures ? A Waterloo, depuis septembre, une navette relie l’artère commerçante du centre-ville à des parkings de dissuasion hors centre. Le service est accessible à tous, gratuitement, chaque samedi de 9h00 à 19h00. Une offre alléchante sur papier mais qui ne rencontre pour l’instant pas le succès espéré…

Pas un seul passager, jusqu’ici, dans la navette que conduit Virginie. Et ça fait bientôt deux heures qu’elle tourne en boucle dans Waterloo. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel. "De 9h00 à presque 14h00, j'ai pris 4 ou 5 personnes, souvent des personnes âgées qui ne savent plus se déplacer en voiture."

Le public visé par ce projet n’a clairement pas encore sauté le pas. D’ailleurs, comme tous les samedis, parking et commerces sont eux bien remplis. "On a encore clairement du chemin à faire pour convaincre les gens de ne pas utiliser leur voiture en centre-ville le samedi", reconnaît Cédric Tumelaire, échevin de la Mobilité.

La Ville est en train de faire une enquête publique pour améliorer le service. Mais certaines pistes se dégagent déjà : améliorer la visibilité des six arrêts et des deux navettes, mieux communiquer sur le fonctionnement. Sans oublier les nouvelles technologies. "Savoir exactement, en temps réel, où se trouve le shuttle, c'est techniquement possible aujourd'hui ! Il faut acheter pour cela une application et la mettre en place. On est prêt à le faire."

L’appli smartphone, ce serait donc pour bientôt, assure l’échevin. Il espère que ce sera le déclencheur d’un élan d’intérêt pour ses navettes.

Du côté des passants et des commerçants que nous avons croisés, l’avis est unanime : voilà une bonne idée, mais rare sont ceux qui se disent prêts à s’y mettre. Comme quoi, la gratuité ne peut pas, à elle seule, changer les mentalités.

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