Waterloo: le squelette de soldat exposé dans le mémorial pose problème

A l'origine de cette demande, un historien allemand qui se dit choqué de voir les restes du soldat exposés dans un musée. Il estime que le soldat a droit à une dernière demeure plus décente.

" Il nous a semblé qu' exposer le squelette dans une vitrine était finalement la meilleure façon de rendre hommage aux dizaines de milliers de victimes décédées sur le champ de bataille", explique Dominique Bosquet, responsable du Service Archéologie au Service Public de Wallonie. "Et à croire les réactions des visiteurs, cette vitrine remplit parfaitement son rôle."

Le squelette, identifié comme celui d'un soldat prussien pourrait être celui de Friedrich Brandt. C'est ce qu'avançait récemment un historien anglais.  Ses éventuels descendants pourraient-ils réclamer les ossements ?

"Le problème, c'est que ce soldat n'est pas formellement identifié et il ne le sera probablement jamais," poursuit Dominique Bosquet. "Techniquement et scientifiquement, c'est très compliqué à prouver. Même en admettant qu'il s'agisse bien du soldat Friedrich Brandt, imaginez qu'une recherche ADN sur tous les Brandt qui existent en Allemagne pour prouver le lien de parenté... C'est trop fastidieux.  La chose est quasiment impossible."

Cela dit, apparemment, l'exposition du squelette du soldat crée l'émoi chez certains en Allemagne. Le Service Public de Wallonie, propriétaire des ossements découverts, qui a décidé de les exposer, ne veut pas se montrer intransigeant à tout prix.

"Notre intention n'est certainement pas de choquer. Nous sommes prêts à entendre les arguments des uns et des autres. Nous ne fermons actuellement aucune porte. Le dossier est à l'étude pour l'instant, car il faut bien le dire, nous n'avons jamais été confronté à ce genre de chose," conclut Dominique Bosquet.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK