Des riverains de l'ouest du Brabant wallon exaspérés par le bruit des avions

"En été, impossible de dormir fenêtre ouverte ou de profiter du jardin". Ces habitants de la Région de Waterloo ont voulu se faire entendre, ils n'en peuvent plus. La salle était remplie à craquer: des riverains de Lasne, Waterloo, Braine-l'Alleud... ils ont des avions au dessus de leur tête une soixantaine de jours par an, jusqu'à 95 jours certaines année. Parfois 300 atterrissages en une journée (150 en moyenne). Ils en ont marre :

"Nous avons des avions toutes les 90 secondes qui survolent en rase-motte, c'est invivable".

"Cela a fichu ma vie carrément en l'air. Mon ménage foutu aussi parce que je vivais avec quelqu'un pour qui c'est devenu obsessionnel et donc invivable".

"C'est une nuisance épouvantable, c'est vraiment très difficile à vivre".

En fait, ces gens vivent dans l'axe de la piste 01 de Zaventem. Elle est ouverte quand il y a trop de vent sur les pistes principales. Tous les avions convergent alors, comme dans un entonnoir, au dessus de Waterloo et Braine-l'Alleud pour entamer leur atterrissage. Mais pour pour Michel Leclaire, ancien pilote et riverain survolé, la tour de contrôle renvoie trop vite vers cette piste d'appoint, les normes de vent sont trop faibles :

"On peut constater un usage relativement abusif de la piste 01. Bruxelles national est peut-être le seul aéroport au monde où on ne décolle et atterrit pas, nécessairement, face au vent mais en fonction des calendriers établis politiquement"

Les habitants du Brabant Wallon interpellent, maintenant, la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant. Ils lui demandent de les soulager comme elle a déjà soulagé une partie des Bruxellois.

Simon Bourgeois

 

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