Waterloo 2015: des Hainuyers seront de la bataille

Séraphino Marcazzani et Thierry Norman sont très impatients d'être à la bataille de Waterloo
Séraphino Marcazzani et Thierry Norman sont très impatients d'être à la bataille de Waterloo - © Quentin Jacquet

Du 18 au 21 juin aura lieu le 200ème anniversaire de la bataille de Waterloo. Ce moment historique sera mis en scène grâce à 5000 figurants, dont deux cents Belges. Parmi eux, des Hainuyers très impatients d’y être.

Séraphino Marcazzani fait partie du 2ème régiment des chasseurs à pied de Saint-Ghislain. Il sera donc très proche de Napoléon lors du bicentenaire de la bataille de Waterloo. "Je vais avoir mon bivouac juste à côté de l’Empereur puisque je fais partie de la Garde impériale. C’est un très grand honneur. Participer au bicentenaire de la bataille de Waterloo, c’est la plus grande fierté que l’on peut avoir. C’est un rêve qui se réalise", explique-t-il.

Thierry Norman est membre du 7ème régiment d’artillerie à pied de la ligne à Dottignies. Pour lui, l’important est avant tout de se souvenir des gens qu’ils incarnent. "Sur un champ de bataille, l’important est de ne pas oublier que ce n’est pas un spectacle où l’on rigole. J’y participe pour honorer les soldats qui se sont battus en 1815. Porter mon uniforme est une fierté", exprime-t-il

Prendre son rôle à cœur

Être figurant, c’est avant tout jouer un rôle. Il faut suivre les ordres des officiers supérieurs. Si Thierry Norman ne sait pas prédire exactement comment tout va se dérouler, l’expérience lui a appris les codes d’un tel événement : "Nous sommes tous en ligne. Tout commence par des regards, nous allons commencer à avancer jusqu’à ce que l’on nous demande de charger nos armes. À cet instant, nous ne savons pas si l’adversaire va tirer avant nous ou non. Après quelques pas, les lignes vont changer de sens et nous allons nous retrouver face à face avec nos adversaires. Rien ne sert de tirer, le corps-à-corps va commencer".

Même à 55 ans, il n’envisage pas d’arrêter de sitôt les reconstitutions historiques : "En tant que figurant, c’est toujours un moment intense, car c’est un véritable affrontement, comme à l’époque, même si on connaît déjà le vainqueur. Après le combat tout le monde se retrouve dans son camp. La reconstitution, c’est une passion et une aventure humaine exceptionnelle."

Quentin Jacquet

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