Wasmes: sur fond d'amiante, un chantier qui fâche

Sur place, les échanges sont animés et les questions et remarques fusent. Pourtant, dans ce cas-ci –et ce n’est pas toujours le cas dans ce type de dossier- les apaisements sont venus des spécialistes du secteur. 

Dans son rapport, Danny Versichele,  le chef de la section amiante chez Vinçotte (*), indique que le bâtiment ne pose pas vraiment de problèmes : "il n'y a pas de calorifuge, pas de flocage, c’est-à-dire des applications d’amiante avec des fibres libres…’’

Pour sa part, Laurent Saule, le coordinateur de sécurité du chantier, est formel toutes les précautions ont été prises :‘ "l’enlèvement des éléments contenant de l’amiante s’est fait en fonction de la législation en vigueur, on a des rapports, on a des photos…"

Le suivi scientifique

De son côté le responsable de la Cellule amiante de la CSC,  Vivian Lescaut, se félicite du suivi scientifique promis pour la suite des travaux : "quand on va concasser les gravats, on aura une présence pour vérifier les fibres (…) donc ça va donner plus de confiance dans le reste du travail qui est à faire’’.

La cellule amiante demande également la constitution d’un inventaire des riverains proches du site au cas où l’un d’entre eux développerait dans vingt ou trente ans… un cancer de la plèvre.

De quoi apaiser les personnes susceptibles d’évoluer dans l’environnement du futur Hôtel de Police ?  Réponse dans les mois qui viennent.

Vincent Clérin

(*) Danny Versichele est la personne à contacter pour Vinçotte Environnement  - Service Amiante

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