Warisoulx : un village sans clocher

La flèche de l'église est déposée au pied du clocher
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La flèche de l'église est déposée au pied du clocher - © RTBF

Ce mercredi, la flèche de l’église Saint-Martin a été démontée du clocher. La charpente et sa couverture menaçaient de s’effondrer. Il a donc fallu le démanteler pour sécuriser l’édifice et permettre la reprise du culte. Reconstruction à l’identique ou alternative contemporaine ? La décision n’est pas encore prise. Le clocher restera en l’état au moins 3 ans.
 

Une dangereuse inclinaison

La flèche s’affaisse depuis deux ans. Le coq chantait inexorablement vers le sud-ouest et en début d’année, la commune de La Bruyere a décidé d’interdire l’accès à l’église. Le curé du village espère reprendre possession du lieu le 27 juin.

" Des entreprises de nettoyages sont chargées de faire un grand dépoussiérage. Il faudra aussi mettre tout en place pour appliquer le protocole Covid avant le premier office et garantir la distanciation sociale entre les paroissiens ", explique l’Abbé Patrick Libbrecht.

L’église Saint-Martin accueille en général une quarantaine de fidèles.

Un clocher moderne

Actuellement, rien n’est encore décidé mais le clocher ne restera pas décapité. Deux solutions sont sur la table : soit une réparation de l'ancienne charpente et de ses assises, soit un concours d’architecte pour coiffer l’église d’une structure contemporaine.

" C’est cette deuxième solution qui est privilégiée ", reconnaît Thierry Chapelle en charge du patrimoine au sein du collège communal de La Bruyère.

" Un patrimoine ça doit évoluer et c’est l’occasion de laisser une trace avec une structure plus aérienne. Si concours d’architectes il y a, nous organiserons une exposition des projets afin d’avoir l’avis de la population ", assure l’échevin.

Pour l’abbé Patrick Libbrecht, la solution contemporaine présente d’autres avantages : " Entretenir un clocher, ça coûte très cher. Opter pour une structure métallique permettrait peut-être de réduire les dépenses d’entretien. Nous pourrions peut-être envisager de consacrer cet argent à la restauration des peintures intérieures ", souligne le curé de la paroisse Saint-Martin.

Du côté de la fabrique d’église, pourtant, on préfère ne rien changer à l’esthétique de l’édifice construit à la fin du 19e siècle.

" Mettre du moderne sur un bâtiment de 150 ans, ce n’est pas ma tasse de thé ! Mais comme c’est la commune qui finance les travaux, on ne pourra pas faire les difficiles ", sourit Prospère Ghys, le président.

Rien n’est encore décidé. Les travaux ne seront pas achevés avant 2023.

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