Wallonie: le parcours d'intégration pour les étrangers fait des remous

Le coq wallon sur le drapeau de la Région
Le coq wallon sur le drapeau de la Région - ©

Cette question a fait débat ces dernières semaines et, mardi, le gouvernement wallon a annoncé qu'un accord était intervenu sur le sujet mais aux yeux de l'opposition libérale, c'est un projet encore trop imprécis et surtout qui ne va pas assez loin.

A partir de 2013, les étrangers arrivant en Wallonie pourront suivre un parcours d'intégration: d'abord, se rendre à un guichet d'accueil pour évaluer leur niveau, ensuite, en fonction des résultats, suivre des cours de français, citoyenneté ou formation professionnelle. Jusque-là, pas vraiment de divergences. Mais sur les modalités, ça coince. Premièrement, sur ce qui doit être obligatoire. Eliane Tillieux, ministre wallonne de l'Intégration sociale: "La première étape, l'étape d'accueil, est obligatoire. Après, les autres étapes ne le sont clairement pas."

Willy Borsus, pour l'opposition MR: "L'obligation sera simplement de se présenter au bureau d'accueil pour être informé du fait qu'il y a un parcours d'intégration mais sans aucune obligation de le suivre."

Et puis, ça coince aussi sur les sanctions éventuelles. C'est non, pour le gouvernement, oui, pour l'opposition. "Les sanctions pourront intervenir dès lors que nous aurons mis en œuvre tous les moyens utiles, ce qui n'est pas encore le cas." Willy Borsus: "Pourquoi est-ce que ce texte ne prévoirait pas de sanctions  pour des personnes qui, par exemple, délibérément refuseraient de s'intégrer dans notre société."

En fait, à ce stade, le gouvernement wallon a réagi plus qu'il n'a agi, sous la pression de l'opposition et de certains événements de l'actualité récente. Son projet de décret n'est donc encore qu'un pré-accord de majorité. Le texte final, ce sera pour la rentrée, avec de nouveaux chauds débats en perspective.

Rudy Hermans

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