Wallonie: 80 millions d'euros investis pour l'assainissement des eaux en 18 ans

Jean-Luc Lejeune, directeur de la SPGE.
Jean-Luc Lejeune, directeur de la SPGE. - © Tous droits réservés

21 sites officiels de baignade sur 33 seront ouverts au public cet été. Un chiffre mieux qu'en 2010, mais la progression stagne depuis l'année dernière. Jean-Luc Lejeune, directeur de la SPGE (Société Publique de Gestion de l'Eau), était l'invité de Week-end Première. Il revient sur cette ouverture officielle. 

Sur les 33 sites de baignade, quatre seront fermés pour cause de réhabilitation et d'aménagement, tandis que huit autres seront interdits en raison de la qualité insuffisante de l'eau ou parce que celle-ci est trop polluée. Le tout est régulé par une directive européenne datant de 1998 et qui établit un certain nombre de normes très strictes en termes de bactéries. 

"Il n'empêche que ces huit zones interdites continuent d'être surveillées par la Région wallonne car nous avons bon espoir, qu'au travers de nombreux investissements, nous parvenions à atteindre la qualité suffisante", explique Jean-Luc Lejeune. 

Investissements massifs pour l'assainissement de l'eau

Sur l'entièreté de la Wallonie, on distingue deux types de zones de baignade : celles en milieu fermé comme les étangs et les lacs et celles en milieu ouvert, c'est-à-dire sur des cours d'eau. "En milieu fermé, elles sont plus facilement contrôlables", nuance le directeur de la SPGE. Aussi, Jean-Luc Lejeune insiste sur la progression de la qualité de l'eau qui est, pour beaucoup de zones, passée de "bonne" à "excellente" depuis 2010.

Depuis sa création il y a 18 ans, la SPGE a investi 3 milliards que ce soit pour les stations d'épuration, les collecteurs d'eau ou les égouts. À l'intérieur de ce montant, 70 à 80 millions ont uniquement destinés à l'assainissement de l'eau. 

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