Walcourt: le groupe Solvay veut transformer une zone agricole en zone d'extraction de calcaire

La volonté du groupe Solvay, c'est d'obtenir pour 2022 au plus tard, l'autorisation de modifier le plan de secteur et de transformer une zone agricole de 38 hectares en zone d'extraction du calcaire (illustration).
La volonté du groupe Solvay, c'est d'obtenir pour 2022 au plus tard, l'autorisation de modifier le plan de secteur et de transformer une zone agricole de 38 hectares en zone d'extraction du calcaire (illustration). - © Solvay

La population des communes de Walcourt, Florennes et Philippeville était invitée jeudi soir à une réunion d'information donnée par le groupe Solvay, propriétaire de la Carrière de calcaire "Les Pétons". 30 à 40 personnes y ont participé dans un excellent climat, nous dit-on.

La volonté du groupe Solvay, c'est d'obtenir pour 2022 au plus tard, l'autorisation de modifier le plan de secteur et de transformer une zone agricole de 38 hectares en zone d'extraction du calcaire. Sans cela, l'activité risque bel et bien de s'éteindre.

La demande avait déjà été avancée en 2016 mais le nouveau code wallon de développement territorial oblige Solvay à reprendre la procédure. Une procédure plus courte car on introduit en même temps la demande de révision de plan de secteur et du permis d'exploiter.

La cause est-elle gagnée pour autant ?

Pas si vite, nous explique Fernand Derycke, gestionnaire du dossier pour la Carrière Les Pétons. "Je n’ai jamais plié car je sais que les durées de traitement du dossier sont relativement longues, et qu’il y aura toujours des gens pour s’opposer à un projet, quel qu’il soit. Actuellement, on a de quoi exploiter le site durant cinq ans. Nous demandons donc une extension de superficie de 38 hectares, ce qui nous permettrait de travailler jusqu’en 2059."

Si le groupe Solvay obtient ce qu'il demande, quel sera l'impact sur l'environnement et les citoyens des communes concernées ?

Fernand Derycke assure qu'il n'y aura aucun changement. "Nous serons toujours installés sur deux communes (Walcourt et Philippeville) mais une troisième entité serait concernée : Florennes, dans sa partie Est. Dès lors, elle sera également impactée par le projet. Pour nous, rien ne change en ce qui concerne le traitement de la pierre (le broyage, le lavage, le criblage, le chargement…) : tout reste à la même place ! La seule chose qui change, c’est l’endroit où nous extrayons la pierre : nous allons nous étendre plus vers l’Est."

Le propriétaire assure que cela n'aura aucune incidence sur les charrois existants, qui véhiculent annuellement par voie ferrée 550.000 tonnes de calcaire vers l'Allemagne. Et la même quantité par camions cette fois pour les clients locaux.

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