Waimes: les pompiers s'exercent au sauvetage dans une éolienne

Ils étaient une quinzaine de pompiers , certains volontaires, d'autres professionnels, venus de Flandres mais surtout de la province de Liège pour un exercice très particulier: un sauvetage en milieu éolien. Le scénario est simple: un technicien qui est occupé à travailler à l'intérieur , au sommet de l'éolienne  fait un malaise et doit être évacué. Le lieu de l'exercice: le parc éolien coopératif de Waimes. La cible : une éolienne de 105 mètres de haut. Ces pompiers font partie du GRIMP comme groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux. Certains sont très aguerris:" je suis déjà intervenu pour secourir des parachutistes tombés dans des arbres, pour descendre des personnes par l'extérieur de bâtiments ou encore pour récupérer des blessés dans un ravin", explique ce pompier spadois. D'autres viennent juste de terminer leur formation spécifique, c'est leur première intervention de terrain. C'est le cas de Philippe qui va grimper ces échelles jusqu'à 105 mètres avec sur le dos 15 kilos de matériel et spécialement 150 mètres de cordes. " La difficulté, c'est l'exiguïté des lieux", explique Maurice Levaux, le conseiller technique du Grimp. C'est lui qui a eu l'idée de créer cette section particulière chez les pompiers, un peu à l'image de ce qui se fait en France "j'ai vu un de mes amis mourir sur une paroi rocheuse. Une partie de rocher s'est détachée et il a été touché. A l'époque, seuls les militaires auraient ou intervenir. Il a fallu un temps fou pour qu'une intervention puisse avoir lieu, les pompiers n'étaient ni formés ni équipés pour cela. Un peu plus tard, j'ai intégré les pompiers et j'ai lancé le GRIMP...On n'est pas encore reconnu mais j'espère que ce sera bientôt le cas".

L'équipe monte à l'échelle et se retrouve sur une petite plateforme . Là, la victime, un pompier "volontaire" attend les secours. La civière est, elle, acheminée par le petit ascenseur qui se trouve dans l'éolienne. Quelques dizaines de minutes plus tard, l'installation du matériel, les noeuds, les poulies, les cordes sont prêtes. La victime est sanglée et basculée dans le vide par une trappe de secours. "La vue était magnifique et la descente très douce, sans accroc", explique Marc, la victime. L'exercice est terminé. il a permis de valider un certain nombre de renseignements et de techniques dans ce type de milieu. Quant à Philippe, le petit nouveau: "chouette expérience, le plus dur c'était de monter ", lance t il.

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