Voyager autrement: un festival de tourisme alternatif s'ouvre à Namur

La météo pluvieuse de ces dernières semaines vous a peut-être donné envie de préparer vos prochaines vacances… Pour la première fois en Wallonie, un festival est entièrement dédié aux voyages "autrement" à la portée de tous. En kayak, à vélo, en train, à pieds… Le festival "Le Relais des Voyageurs" propose des alternatives et se tient à Namur ce week-end. Ici, on oublie le traditionnel schéma avion-hôtel-piscine. A la place, on propose des voyages "plus lents, plus légers, plus longs, et plus écologiques", selon les organisateurs.

"Possible et à la portée de tous"

A l’origine de ce festival, il y a trois aventuriers : Mélanie, Cédric et François. L’une est cycliste, l’autre est amateur de kayak, le dernier est photographe professionnel. Ensemble, ils partagent la même passion : voyager autrement.

"Moi, l’idée m’est venue lors d’un voyage à vélo, en Bretagne, raconte Mélanie De Groote, organisatrice. A chaque coup de pédales, je me disais que si on mettait les gens en contact, si on partageait nos expériences, on aurait pu éviter certaines erreurs qu’on a commises. Il faut aider les gens à se lancer dans l’aventure. Voyager autrement, c’est possible et à la portée de tous. C’est la liberté, l’improvisation… On peut décider de rester à un endroit si on en a envie, ou de bouger, on est libre de son itinéraire, de sa déambulation."

Les motivations des visiteurs se concentrent sur l’aspect plus écologique de ces voyages, mais aussi sur l’aspect économique."Moi je pars en randonnée, en groupe. On prend un gîte, on cuisine nous-même, c’est vraiment moins cher qu’à l’hôtel. Et en plus, c’est enrichissant, on rencontre plein de gens !", raconte une visiteuse.

Aider les voyageurs

Le festival propose des rencontres, des discussions, des ateliers (par exemple, pour réparer son vélo ou sa tente en voyage), car bien souvent, les voyages alternatifs peuvent générer des craintes, comme le constate Cédric Maillart, organisateur. "Les gens se posent des questions, se demandent s’ils ont encore envie de prendre l’avion… Ils souhaiteraient prendre le train, partir à vélo, mais ils se demandent comment trouver l’information. C’est vrai que c’est plus difficile à organiser qu’un voyage traditionnel, mais on devient vraiment acteur de son voyage."

Constat partagé par Fabian Pirard, fondateur d’une agence d’aventures ferroviaires : "Il faut au moins passer par 4 ou 5 sites internet différents pour réserver un voyage, et les gens se sentent un peu perdus, se découragent et annulent leurs vacances. Nous sommes donc là pour les aider"