Vottem: un millier de personnes marchent pour dire non aux centres fermés

"Non" aux centres fermés, un combat mené depuis 20 ans
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"Non" aux centres fermés, un combat mené depuis 20 ans - © Olivier Thunus/RTBF

Une marche intitulée "Vottem, camp de la honte, 20 ans déjà, on ne l'accepte pas, on n'oublie pas" a réuni un millier de personnes ce dimanche après-midi à Liège. Vottem est le dernier des quatre centres fermés ouverts dans les années 90, après Merksplas, Steenokkerzeel et Bruges. Il est occupé par des personnes d'origine étrangère dans l'attente de leur expulsion, faute d'autorisation de séjour.

Un combat mené depuis 20 ans maintenant, notamment par France Arets, du Collectif de résistance aux centres fermés. "Il fallait vraiment marquer le coup parce que finalement, ce sont 20 ans de souffrance pour ces personnes qui ont été enfermées à Vottem, dans le seul but de subir une expulsion. Pour nous, rien n'a changé. Les centres fermés sont toujours autant illégitimes."

Pour les autres manifestants, la motivation était assez identique. "Les politiques gouvernementales sont dures", juge un homme présent cette après-midi. "C'est important de continuer à se mobiliser pour que (la situation) change et qu'il y ait un peu plus d'humanité dans l'accueil des migrants."

Une manifestante est touchée de voir "des personnes dans des situations assez dramatiques". Elle ajoute : "Elles se retrouvent chez nous et on leur met encore des bâtons dans les roues."

Une autre habite juste à côté du centre fermé. "Il y a 20 ans, j'étais déjà montée à pied jusqu'au centre. A peu près chaque année, je le fais. Et je le ferai encore jusqu'à ce que l'on décide de fermer ce centre."

Pour rappel, 120 personnes sont actuellement enfermées à Vottem. En 20 ans, il y en a eu près de 20 000.

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