Voitures partagées Cambio: "Cette mobilité alternative est devenue courante grâce au développement technologique"

Cambio souffle ses bougies ce jeudi. Cela fait 15 ans que le système de car sharing a vu le jour à Bruxelles. Au départ, il n'y avait que 16 véhicules. Aujourd'hui la flotte compte 470 voitures et près de 14.000 utilisateurs. Il faut dire que les mentalités ont fortement évolué. L'idée de ne plus posséder une voiture mais de la partager à fait son chemin.

Très sensibles aux questions environnementales Stéphanie Lepczynski n'a jamais envisagé d'acheter une voiture à Bruxelles. Mais elle ne peut pas s'en passer complètement. "C’est un système d’appoint pour des plus longs trajets. A Bruxelles, je n’ai pas vraiment besoin de voiture car il y a les transports en commun, les Villo etc. Mais quand je vais visiter ma famille à Lille dans le nord de la France, c’est quand même assez pratique d’avoir une Cambio ".

Et au retour, pas de problème de parking, pas de frais de stationnement, pas d'entretien, ni de contrôle technique. Après 7 années d'utilisation, Aurore Poncin se demande comment elle pourrait s’en passer. "Franchement, je ne sais pas. C’est vrai que ça m’aide beaucoup."

1 Cambio pour 16 voitures

Cambio estime qu'une de ses voitures partagées en remplace 16.  avec sa flotte de 470 véhicules, contre une quinzaine en 2003, la société de car sharing libérerait Bruxelles d'environ 7500 voitures. Des chiffres qu'elle espère doubler dans les 7 ans. "Quand on voit la place que prend encore la possession automobile sur Bruxelles, le potentiel de croissance est monstrueux " explique Frédéric Van Malleghem, directeur de Cambio Bruxelles. "Et en plus quand on voit qu’au niveau technologique, il est de plus en plus simple d’apporter des solutions de qualité avec lesquelles on peut directement, en fonction de l’endroit où on est, géolocaliser les voitures disponibles, voir s’il est plus intéressant de prendre un vélo partagé ou un transport en commun. Je crois qu’avec ces évolutions, on tend vers une mobilité simple, efficiente, et au sein de laquelle la voiture partagée aura énormément de place à l’avenir".  

Considérée au départ comme une alternative de niche, l'idée de partager sa voiture s'est en quelque sorte industrialisée pour devenir populaire. " Cette alternative est devenue mainstream grâce au développement technologique. On n’imaginait pas la digitalisation de l’économie il y a 15 ans. Les notions de sharing economy n’existaient pas. Et donc toutes ces tendances ont accompagné notre développement. Et ça nous a dépassé ".

Aujourd'hui Cambio compte près de 14.000 utilisateurs qui peuvent disposer de voitures dans 164 stations réparties dans les 19 communes bruxelloises.

Ecoutez le reportage de Pierre Vandenbulcke

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