Voile à la Stib : le gouvernement bruxellois ne décide rien dans la précipitation

Le gouvernement bruxellois aurait sans doute préféré l’éviter mais la question du port du voile à la Stib, et plus généralement des signes religieux dans les services publics régionaux, s’est imposée ce jeudi lors de sa réunion hebdomadaire. La Stib (liée par un contrat de gestion avec la région) doit-elle aller en appel de la décision rendue en mai par le tribunal du Travail de Bruxelles, qui condamne la société de transport public pour discrimination à l’égard d’une femme musulmane voilée ?

Finalement le gouvernement de Rudi Vervoort a décidé… de ne pas décider tout de suite et de se donner un peu de temps pour trouver une solution malgré tous les clivages. Et les ministres ont quelques jours devant eux, jusqu’au 20 juin, pour dégager une position commune.

DéFI ne remet pas (tout de suite) sa participation au gouvernement

Ces derniers jours, le parti amarante était monté au créneau pour défendre une laïcité forte, et donc, un appel de la Stib pour contester la décision du tribunal. Son Président François De Smet, n’excluant d’ailleurs pas ce matin sur Bel RTL de se revoir sa participation au gouvernement si la neutralité de l’état n’était pas garantie.

Finalement rien ne l’y oblige tout de suite. La (non) décision du gouvernement lui permet de garder la tête haute et tout en restant à bord de l’attelage régional.

Le port de signes convictionnels ne figure pas dans l’accord de majorité

A la RTBF, ce jeudi matin, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) avait déjà voulu faire baisser la pression. Il ne fallait pas s’attendre à des prises de position tranchées dans ce dossier : "Si la question n’a pas été inscrite dans l’accord de majorité, ce n’est pas par distraction".

Autrement dit : les partenaires n’avaient, à la suite des élections, pas vu de possibilité de consensus entre eux sur le port de signes convictionnels dans la fonction publique, et il y a peu de chance qu’un tel consensus puisse se dégager maintenant.

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