Vives tensions sociales au sein du groupe Orpea de maisons de repos

Depuis plusieurs mois, l'ensemble du personnel d'Orpea a déposé des revendications pour une amélioration de ses conditions de travail. Le personnel se plaint notamment du manque élémentaire de matériel de base, d'absence de revalorisation financière, et surtout du refus de la direction d'engager une vingtaine de personnes dans le cadre des emplois subsidiés pourtant par le fonds Maribel. Une situation que le front commun syndical dénonce d'autant plus fort que, coté en Bourse, le groupe Orpea multiplie les acquisitions à l'étranger, en Europe et jusqu'en Chine, et annonce un chiffre d'affaires en hausse constante.

Une réunion de conciliation a eu lieu ce mardi et s'est terminée sur un échec: la direction, selon les syndicats, n'ayant pas reçu de mandat pour une négociation, a refusé toute discussion. De son côté, la direction a précisé que les revendications déposées par les syndicats étaient des revendications extra-légales et, nous citons, "qu'elles ne sont pas compatibles avec le maintien de l'emploi existant ni avec l'objectif de créations d'emplois en 2015". Le groupe Orpea assure, lui, qu'il a engagé vingt-neuf personnes en 2014 dans le cadre du fonds Maribel et qu'il n'est pas possible de faire davantage.

Des actions sont donc prévues dans les différents sites Orpea: sensibilisation des personnes et des familles, distribution de tracts, et des actions chaque jeudi, annoncés comme les "jeudis noirs chez Orpea".

Alain Delaunois

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK