Virelles : nidification exceptionnelle de cigognes blanches

Elles sont installées au beau milieu d'un îlot à plus de 15 mètres de haut. Deux cigognes blanches arrivées aux étangs de Virelles depuis mi-avril. Après plusieurs séances de parades et d'accouplements autour du nid, elles s'y posent durablement pour couver les œufs.

Sébastien Pierret, conservateur de la réserve, les observe attentivement depuis leur arrivée. En ce moment, la période de couvaison est plutôt calme : "Elles se relayent pour couver les œufs presque en permanence. Là, je viens d'observer la femelle qui s'est absentée un peu pour se dégourdir les pattes. Elle vient de rentrer et elle a amené un peu de foin dans son bec".

Un nid artificiel

C'est la première fois qu'un couple de cette espèce nidifie à l'état sauvage à l'Aquascope de Virelles. En Wallonie, on n'avait plus vu ça depuis 2007, alors les promeneurs viennent en nombre pour tenter de les apercevoir.

La présence des cigognes n'est pas tout à fait due au hasard. À la base, le nid est en fait artificiel. Des équipes de l'Aquascope l'ont fabriqué pour attirer un autre type d'oiseaux rares, mais très vite, belle surprise, le couple de cigognes l'a trouvé à son goût. Sébastien Pierret précise : "La structure du nid est un gigantesque panier en osier. Les cigognes l'ont déjà amélioré en ramenant du foin et des branchages. Actuellement, il fait certainement 200 kg".

Un mâle de 2 ans bagué en Allemagne

On ne savait pas grand chose sur ces oiseaux, mais les responsables du centre nature ont découvert que le mâle était bagué. Ils ont donc pu retrouver sa trace en Allemagne : "On a découvert qu'il s'agissait d'un tout jeune mâle. Il a été bagué en 2013, il n'a donc que 2 ans, ce qui est jeune pour un reproducteur. Il a été bagué à 80 km au nord-est de Strasbourg", ajoute le conservateur de la réserve.

Les œufs, dont on ignore encore le nombre, devraient commencer à éclore début juin. De belles images à venir pour tous les curieux et passionnés de nature. D'autant que les cigognes restent très attachés à leurs nids et risquent donc d'y revenir dans les années à venir.

Sarah Heinderyckx

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