Violence sur les terrains: le futsal n'est pas épargné

Près de 300 clubs, plus de 6000 joueurs et des dizaines de matchs chaque semaine... Le futsal hennuyer connaît un vif succès. Pourtant, les faits de violence à l'égard de l'arbitre s'y multiplient : violence verbale mais aussi physique.

En 16 ans d'arbitrage, Eric Bahouin a subi deux agressions caractérisées. La dernière, c'était en 2006 à Farciennes. A la fin d'un match, plusieurs joueurs se mettent à le tabasser alors qu'il regagne sa voiture. "J’ai eu le sentiment que j’allais y passer, que je ne reverrais plus ma famille. L’agression a été très violente. C’était de la méchanceté gratuite. Ils ne se sont pas contentés d’un coup ou deux, ils ont vraiment voulu m’achever. J’aurais pu terminer dans un fauteuil roulant."

Il y a un an, Pascal Peeters, lui aussi arbitre en province de Hainaut, s'est également fait molesté. "Parce que j’ai mis une carte rouge à un joueur, qui n’a pas compris pourquoi. Il s’est jeté sur moi, je n’ai pas eu le temps de réagir. J’ai arrêté le match, cela a été le dernier !"

En 20 ans de carrière, Pascal Peeters parle d'une situation qui se dégrade et qui entraîne – forcément - une crise de vocation. "Un jeune arbitre qui se fait secouer dès son premier match, il hésite à reprendre son sac la deuxième fois."

Beaucoup d'arbitres réclament la plus grande sévérité à l'égard des joueurs violents. Ils demandent aussi que ces ennemis du sport soient radiés une bonne fois pour toute de toutes les fédérations sportives.

Fabrice Gérard

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