Vingt-trois ans après, Julie et Mélissa ne sont pas oubliées

A 10H30, une demi-heure avant la commémoration, des membres des familles de Julie et de Mélissa sont déjà présents aux abords de la stèle. "Je suis la cousine de Mélissa. Mon papa est le frère de Gino. Cela nous tenait à cœur de lui déposer des fleurs aujourd'hui", nous dit une jeune femme.

A côté de la stèle, il y a un pont qui enjambe l'autoroute. C'est quelque part ici, près de cette infrastructure, que les fillettes ont été enlevées il y a 23 ans. "C'est le pont de l'horreur. Ces petites filles, deux anges, comme beaucoup d'enfants faisaient signe aux automobilistes et ne savaient pas ce qui allait se produire par la suite...", nous dit une personne d'Ans.

"L'enfance, c'est l'innocence, c'est le sacré"

Les minutes s'écoulent dans le silence. Des amis des familles et des anonymes arrivent. Une dame vient de Bruxelles et nous explique: "Nous ne pouvons pas oublier ce qui s'est passé il y a plus de 20 ans. Depuis quelques années, je n'étais pas revenue un 24 juin à la stèle de Julie et de Mélissa. L'occasion s'est présentée. Je ne voulais pas rater cela. J'espère que les parents auront le courage de venir jusqu'ici. C'est aussi en soutien aux parents que je suis là".

Les mères de Julie et de Mélissa sont présentes ainsi que Gino Russo: "La mort de Julie et de Mélissa, dit-il, c'est un événement historique en Belgique qui a provoqué un soulèvement populaire. Je pense qu'il ne faut pas oublier que l'enfance, c'est l'innocence, c'est le sacré. C'est cela qui doit être à l'ordre du jour".

"Ce qui est arrivé aux petites n'est pas oublié"

Carine Russo poursuit: "C'est la démonstration que 23 ans plus tard, ce qui est arrivé aux petites n'est pas oublié, pas passé".

Des dizaines et des dizaines de personnes se sont recueillies. Beaucoup de souvenirs douloureux refont surface. "Surtout pour les parents et pour nous. Mélissa et Julie avaient mon âge. C'est super émouvant. Ma maman est fort amie avec Carine. Je me devais d'être là", explique une jeune dame qui a les larmes aux yeux.

Un jeune père de famille poursuit: "Je suis là surtout pour les jeunes. Ils ne doivent pas oublier. C'est un cercle. Il faut continuer à se souvenir que c'est ainsi que l'on fait le présent et le futur". 

Les travaux liés au développement de l'aéroport de Liège sont terminés. Cet endroit de recueillement retrouve donc une seconde vie.

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