Vincent De Wolf: "Je n'ai vraiment pas l'impression que l'on en fait trop"

Le bourgmestre d'Etterbeek et président de la conférence des bourgmestres de la région Bruxelles-capitale, répond aux critiques sur l'ampleur des mesures prises par les autorités à Bruxelles.

"Imaginez que l'on ne ferme pas un centre sportif ; qu'on ne ferme pas une piscine, alors qu'on sait qu'on ne peut pas la sécuriser ; ou qu'on n'annule pas un marché dominical et que le pire arrive ; qu'est-ce qu'on va dire alors au bourgmestre qui n'aura pas pris cette mesure ?", a déclaré Vincent De Wolf (MR), invité du JT spécial de 13h ce samedi sur La Une. 

Pour lui, c'est simple, il s'agit d'"un principe de précaution" : "Lorsque l'on est bourgmestre, on doit veiller à la tranquillité, à la sécurité des personnes. Lorsque l'on sait qu'il y a une menace terroriste, on reçoit de l'Ocam (l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace, ndlr) le niveau 4 avec le fait qu'il y a une menace imminente. On ne peut pas ne pas prendre cela au sérieux. Cela peut arriver n'importe où à Bruxelles". 

Il vaut mieux prendre des précautions inutiles

"Je n'ai vraiment pas l'impression que l'on en fait trop", précise Vincent De Wolf, "c'est facile de critiquer avant, mais il vaut mieux prendre des précautions inutiles et arriver à ce qu'il n'y ait pas de problèmes".

Les mesures sont prises de manière "coordonnée, organisée" et "intelligente", selon lui. "Il y a un travail qui est global sur Bruxelles avec les grandes mesures (les centres commerciaux, les marchés publics, les centres sportifs,etc.)" qui sont identiques pour les 19 communes de Bruxelles.  D'un autre côté, il y a également des mesures plus locales, décidées en concertation avec les zones de police locale, mieux à même à évaluer qu'un endroit peut présenter un danger. 

Dans tous les cas, les bourgmestres se reverront ce dimanche pour évaluer la menace et "prendre les mêmes mesures ou bien on s'adapte"

La sécurité n'a pas de prix

Concernant les conséquences économiques de ces mesures, Vincent De Wolf répond : "Nous sommes des gens responsables, donc on réfléchit à ce que l'on fait. On sait aussi qu'il y a une peur qui existe malgré que la population dit qu'il faut continuer à vivre. La fréquentation des centres commerciaux était déjà moins importante. Et puis, entre un objectif financier et la sécurité et la vie des gens, il n'y a pas le choix. C'est simple de décider de fermer".

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