Vin wallon : un grand cru pour la jeune formation en viticulture de l'IFAPME

Le formateur Jean-François Lénelle (à droite) expose les techniques d'analyse du degré de maturité du raisin à un des ses élèves.
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Le formateur Jean-François Lénelle (à droite) expose les techniques d'analyse du degré de maturité du raisin à un des ses élèves. - © Rtbf

C’est une première en Wallonie !

L’IFAPME de Perwez, un des centres de l’Institut wallon de formation en alternance et des indépendants (et petites et moyennes entreprises), dispense depuis peu des cours officiels en viticulture.

Cette formation reconnue dure deux ans ; mais les cours sont donnés le mardi soir et le samedi en journée, la majorité des élèves étant des adultes en reconversion professionnelle ou souhaitant développer une activité annexe.

Bien que récent, le projet connaît déjà un franc succès. Pour ces deux premières années, une quarantaine d’élèves suivent les volets théoriques et pratiques de la formation. Les places sont limitées. Et elles ne suffisent déjà plus à répondre à la demande, tant le nombre de candidats est élevé. Ces dernières années, le vin wallon a acquis ses lettres de noblesse. Le secteur viticole belge est en plein essor.

Les raisons de l’engouement

"Les vins wallons gagnent en réputation", explique Manuel Wilmot, coordinateur de la formation à l’IFAPME Perwez. "Nous avons des cépages particuliers, une terre spécifique. La qualité de nos vins est une réalité. Par ailleurs, des agriculteurs diversifient leurs activités ou souhaitent se reconvertir dans le domaine de la production de vin. Cela peut être une reconversion partielle ou totale. Autre motif : le réchauffement climatique. Un climat plus doux propice aux vignes. Enfin, de manière générale, il y a un engouement croissant pour le vin".

De la théorie à la pratique

La formation comporte un volet théorique et un volet pratique. "Les cours théoriques permettent aux élèves de connaître toutes les phases de la production du vin, de A à Z", explique Xavier Hérail, formateur expérimenté. "Nous leur apprenons tout sur la vigne, les méthodes de culture et de production du vin. Cela comprend par exemple des explications sur l’utilisation des sulfites, les levures (surtout en vin blanc), la mise en bouteille, etc…" Ici, ce sont des professionnels qui transmettent leur savoir. Expérience, pédagogie et sérieux sont les maîtres-mots de la formation.

Mais c’est aussi sur le terrain que les élèves apprennent le métier. Et c’est notamment dans un vignoble de Bovesse, au Domaine du Ry d’Argent près de Namur, que Jean-François Lénelle, formateur à l’Ifapme, apprend les aspects pratiques de la profession. "Ils viennent ici dans les vignes pour mettre en pratique les acquis théoriques et pour voir et apprendre de leurs propres yeux les différents aspects de la viticulture". Cette formation offre bien davantage qu’une simple plus-value par rapport à ce qu’un autodidacte pourrait apprendre par lui-même. D'autant que certains cours sur internet ou dans des livres bon marché seraient truffés d'erreurs.

Viticulteurs en herbe

Parmi les élèves, des agriculteurs wallons. Et pas que des agriculteurs en phase de reconversion. "Mon épouse aime le vin. J’ai planté des vignes pour faire un essai", commente Bruno Jadoule, agriculteur. "Puis, je me suis retrouvé avec du raisin sans trop savoir comment m’y prendre. Je n’ai pas le savoir du viticulteur. Cette formation arrive donc au bon moment pour moi".

"Moi, j’ai une formation en œnologie", explique un autre élève. Mais j’avais envie de produire mon propre vin. C’est une passion. Et c’est uniquement avec des professionnels qu’on peut apprendre convenablement ce métier. Pas sur base de tutoriels dénichés sur internet".

 


 

 

 

 

 

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