Verviers : Melchior Wathelet présente un plan pour protéger les abeilles

Marie Thérèse Lhonneux est apicultrice à Grand-Rechain près de Verviers. Elle fait ou plutôt faisait un miel délicieux: "On n’a plus d’abeilles vu que chaque année, on perd des essaims. On a eu jusqu’à peu près 50 ruches mais l’année dernière, sur 25 ruches hivernées, il nous en restait deux au printemps suite à la pollution, notamment". La pollution ... mais surtout les pesticides et les graines enrobées des champs de maïs.

Un moratoire de 2 ans sur l'utilisation de 3 types de pesticides a été adopté mais au-delà, chacun peut faire un geste. "S’il n’y avait plus d’abeilles, on n’aurait plus de fruits dans nos régions" explique Melchior Wathelet, le secrétaire d’État à l'environnement. "En outre, au niveau européen, on estime à 14 milliards d’euros par an le coût de l’absence d’abeilles dans nos économies. Elles sont donc indispensables. Dans votre comportement citoyen de tous les jours, vous pouvez faire en sorte d’améliorer le quotidien des abeilles".

Semer des plantes mellifères, utiliser des lasures plutôt que des produits avec insecticides pour protéger vos tables de jardin en bois, privilégier les achats de miel local, placer des hôtels à insectes dans votre jardin ou encore laisser une partie de ce jardin un peu sauvage peut déjà contribuer au bien-être de ces abeilles.

 

F. Dubois

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