Verviers : l'écloserie qui permet d'empoissonner la Vesdre va déménager

L'écloserie qui permet d'empoissonner la Vesdre va bientôt déménager
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L'écloserie qui permet d'empoissonner la Vesdre va bientôt déménager - © rtbf.be

La Vesdre, en région verviétoise, est peuplée de nombreuses truites. Des poissons qui voient le jour dans une écloserie implantée à Verviers par la Ligue royale des pêcheurs de l'Est. Une écloserie qui voit naître chaque année des dizaines de milliers de truites. D'ici quelques mois, l'écloserie prendra possession d'un nouveau bâtiment, à quelques mètres de là. Sa surface sera triplée, pas la production.

Implantée depuis 10 ans aux abords d'un étang à Mangombroux, et desservie par un ruisseau, l'écloserie repose essentiellement sur deux personnes bénévoles. Avec passion, ils élèvent ces truites dont les géniteurs viennent de la fagne toute proche. Comme l’explique Georges Vicqueray, un des bénévoles. "Une fois par an, nous allons prendre une cinquantaine de géniteurs mais des tout petits. Ensuite, nous les mettons, ici, en stabulation dans un bac jusqu’à ce qu’ils aient 3 ans et qu’ils pondent pour la première fois. Nous récoltons les œufs et nous les mettons en incubation. Si vous avez de l’eau à 10°, c’est 42 jours avant qu’ils n’éclosent ".

Chaque année, des dizaines de milliers d'alevins de truites sont ainsi relâchés dans la Vesdre à hauteur de Verviers.

Georges Vicqueray : "quand ils atteignent la grandeur de 4 à 6 centimètres maximum. Nous déversons, chaque année, ces 100.000 poissons répartis à peu près sur 30 kilomètres. Dans la Vesdre, il y a beaucoup de truites. On voit réellement qu’il y a du beau et du gros poisson ".

Les truites qui voient le jour à Mangombroux ne sont pas dégustées sur place. L'eau ne le permet pas. Comme le précise Georges Vicqueray. "Vu notre débit d’eau, on ne peut pas faire des truites à mesure pour les manger. Ce ne sont que des poissons à remettre dans la rivière, à l’état juvénile. Pour assurer cette production il faut être passionné et pensionné ! Tous les jours et 7 jours sur 7, cela demande un travail de 2 à 3h".

D'ici quelques mois, l'écloserie prendra possession d'un nouveau bâtiment, à quelques mètres de là. Sa surface sera triplée, pas la production.

Olivier Thunus

 

 

 

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