Vert ardent propose la création d'une Régie Agricole Communale pour les crèches liégeoises

Légende photo : dans le sud de la France, la commune de Mouans Sartoux utilise depuis 2011, une régie municipale agricole produit des légumes bio pour les repas scolaires
Légende photo : dans le sud de la France, la commune de Mouans Sartoux utilise depuis 2011, une régie municipale agricole produit des légumes bio pour les repas scolaires - © Tous droits réservés

Engager des maraîchers communaux pour fournir une nourriture 100% bio et locale aux enfants dans les crèches. C’est la proposition à Liège de l’opposition Vert ardent. Les Verts défendent la création d’une "Régie Agricole Communale". Il faut dire qu’en 2019, la Ville s’était déclarée favorable au projet avec la création, en plus, d’une légumerie. Mais certains subsides européens n’ont pas suivi.

Pour l’opposition, il faut relancer ce projet de régie communale agricole, même de manière modeste, en commençant par des repas pour les petits. Cela concernerait, pour commencer, environ 800 repas sur les 10.000 préparés quotidiennement par l’intercommunale liégeoise de soins, IsoSL.

Pierre Eyben, conseiller Vert ardent, explique le principe de cette régie communale agricole : "Plutôt que d’acheter des produits à l’extérieur, dont on ne sait pas ni la qualité ni la provenance souvent, la Ville met à disposition des terrains dont elle dispose, – et la Ville dispose de pas mal de terrains à Liège, de vergers aussi notamment —, et elle salarie un certain nombre d’employés qui deviennent donc des agriculteurs de la commune pour produire des fruits et des légumes".

Et les Verts ont fait leurs calculs : "Si tous les repas qui sont fabriqués par IsoSL aujourd’hui — qui ne sont pas que pour les écoles d’ailleurs –, devaient passer pour les fruits et les légumes en bio local, il faudrait pratiquement 100 hectares de terrain et pratiquement 50 équivalents temps plein. Ça, ce n’est pas dans les moyens de la Ville de Liège, dans le contexte dans lequel on est" souligne le conseiller. "Par contre, si on se concentre sur les crèches, et ça a du sens puisque les enfants les plus jeunes sont les plus sensibles à la qualité de la nourriture qu’ils mangent, on est sur 800 repas, sur 6 hectares de terrain et sur 4 à 5 équivalents temps plein. Et ça, ça nous semble être une première étape par laquelle on peut tester le mécanisme et le principe".

 

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