Verlaine: le fauchage tardif fait débat dans les zones rurales

Les chardons, une plaie pour les agriculteurs.
7 images
Les chardons, une plaie pour les agriculteurs. - © RTBF Marc Mélon

Le fauchage tardif est de plus en plus d'actualité au bord des routes. Il permet le développement de toute une vie sauvage. Mais il ennuie les agriculteurs qui voient se développer de nombreuses plantes qu'on leur demande, par ailleurs, d'éliminer dans leurs propres champs.

Exemple à Verlaine

Jean-Remy Belde, ouvrier communal, effectue au volant de son tracteur le fauchage tardif. Il coupe une bande d'herbes et la nature fait le reste. L'esprit est de développer la faune et la flore dans nos campagnes. Daniel Delvaux, échevin de l'environnement et de l'agriculture, explique les priorités: "Nous intervenons le long des talus, le long des prairies et surtout dans les endroits où cela devient un repère de développement pour la faune locale. Tondre sur un mètre de large, le long d'un chemin de remembrement, cela n'a aucun intérêt".

Pas contents les agriculteurs

Henri Lhoest, agriculteur à Verlaine, est en colère lorsqu'il voit des talus remplis de chardons et d'autres mauvaises herbes. "Nous sommes obligés de les éliminer dans nos champs, explique l'agriculteur, sous peine de ne plus recevoir d'aides financières. Je constate que sur le territoire de la commune et de la région, ce n'est pas fait. Il y a deux poids, deux mesures. Les champs de chicorées ne peuvent pas recevoir de produits sélectifs. Nous devons les éliminer les chardons manuellement. C'est inacceptable pour nous".

Agriculture bio et fauchage tardif sont incompatibles

Parallèlement à ses fonctions d'échevin de l'environnement et de l'agriculture à Verlaine, Daniel Delvaux est entrepreneur agricole. Il y a des situations surprenantes, des zones où le fauchage tardif est d'application sont situées juste à côté de champs biologiques. Pour lui, "l'agriculture bio et le fauchage tardif sont deux éléments incompatibles parce qu'il n'est pas possible à l'agriculteur bio de désherber avec des produits chimiques, il ne peut utiliser que les techniques manuelles ou mécaniques".

Le débat autour du fauchage tardif est ouvert. Il reprendra vigueur après les vacances parlementaires.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK