Verlaine: du soleil de toute urgence pour sécher le grain et entamer la récolte de froment

Daniel Delvaux, entrepreneur agricole à Verlaine, procède à des échantillons dans les parcelles où du froment doit être récolté.
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Daniel Delvaux, entrepreneur agricole à Verlaine, procède à des échantillons dans les parcelles où du froment doit être récolté. - © RTBF Marc Mélon

Pour les agriculteurs, il est grand temps que les conditions météorologiques s'améliorent. A Verlaine, Daniel Delvaux est entrepreneur agricole. Il vérifie le bon fonctionnement de ses quatre moissonneuses.

Le feu est rouge

Il attend le feu vert pour se mettre en route: "Je contrôle différents points: les organes, les courroies, les chaînes, etc. Le feu vert pour entamer la récolte me sera donné par l'humidité".

L'échantillon qui mesure l'humidité donne le feu vert

L'entrepreneur dispose d'un appareil de mesure pour vérifier si le grain est prêt à être récolté. L'humidité est le paramètre principal: "C'est un élément qui va nous dire si nous pouvons commencer la récolte ou pas. Il y a des normes de stockage et si elles ne sont pas respectées, on devra sécher le grain et cela coûte très cher".

En quelques secondes, après la prise d'échantillon, Daniel Delvaux obtient un résultat: "Le testeur n'affiche même pas la valeur parce que nous sommes en dehors des normes qu'il peut mesurer. Le grain est donc beaucoup trop humide, gonflé, gorgé d'eau. Ce n'est pas possible de le récolter pour l'instant".

C'est un négociant qui réceptionne le grain

La SCAM, la Société Coopérative Agricole de la Meuse rassemble 2.400 agriculteurs. Au dépôt de Héron, les hangars sont prêts à accueillir la récolte de froment. Avec des rendements qui chutent de 25 à 40%, les dirigeants de l'entreprise savent que les agriculteurs ont de bonnes raisons pour se plaindre. Ils savent aussi que la moisson, c'est un moment capital pour les exploitants. Christian Balduyck, directeur général de la SCAM explique: "Pour les agriculteurs céréaliers, tout se joue en deux ou trois jours. C'est l'ensemble du travail de toute une année qui est sous la loupe avec le choix de la variété et des traitements". 

Pour faire du pain et nourrir le bétail

Un grain de qualité, c'est ce qui compte pour un négociant en grains chargé de commercialiser la récolte: "Nous trions en fonction de la qualité, explique le directeur général, et une partie est destinée à l'alimentation humaine, pour produire du pain et des biscuits. L'autre partie servira à l'alimentation pour le bétail et pour la production de bio-éthanol. 90 à 95% de la récolte reste en Belgique".

Du soleil, encore du soleil et du vent, c'est le souhait des agriculteurs qui espèrent sortir leurs moissonneuses samedi ou dimanche. Si les conditions ne changent pas, le blé risque de germer.

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