Véhicules en libre-service dans les villes: "Gérer la flotte sur le terrain coûte énormément d'argent"

Trottinettes, vélos, voitures... les véhicules partagés font maintenant partie de notre quotidien, notamment à Bruxelles ou encore à Liège, à Namur ou à Anvers. Mais ce système de déplacement en libre-service ne fait pas que des heureux. Pourtant, de nouveaux acteurs se lancent les uns après les autres sur le marché. Parmi les derniers arrivés dans le domaine de la trottinette : Poppy, une entreprise qui propose aussi des voitures et des scooters électriques partagés. 

Sylvain Niset, patron de Poppy, était l'invité de Matin Première ce mercredi. Il a détaillé sa stratégie pour Bruxelles et Anvers. "L’approche que nous avons est d’essayer d’offrir un mix de mobilité sous une même application. Les trottinettes ont été déployées il y a environ un mois sur les villes de Bruxelles et d’Anvers. Pour l’instant, on n’essaye pas d’aller en frontal avec nos autres concurrents, on voit ça plus comme une expérimentation. On n’a pas déployé autant de trottinettes que d’autres acteurs, mais on essaye d’avoir une approche multimodale, dans le sens où on va essayer de pousser les utilisateurs à utiliser des moyens de transport soft, comme les scooters et les trottinettes, pour utiliser davantage nos voitures", explique-t-il.

Le défi de la rentabilité

Avec des sociétés comme Lime, Dott, et autres Tier, le marché est déjà bien occupé. Comment survivre quand on est un nouvel acteur dans cette jungle du véhicule partagé ? "On n’a pas assez de recul pour tirer des conclusions pour l’instant, tempère Sylvain Niset qui précise que "gérer la flotte sur le terrain coûte énormément d’argent".

Et d'ajouter : "À Anvers, la législation oblige les acteurs à rentrer leur trottinette la nuit, et ça, nous pensons que ça a un impact positif. Quand on s’est lancé avec les trottinettes à Bruxelles, on a effectivement eu des problèmes. Depuis quelques semaines, on les rentre le soir et on a une belle amélioration. Je pense donc que la durée de vie des trottinettes doit aller au-delà d’un mois à Bruxelles."

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