Véhicules diesel interdits à Bruxelles: vers une amélioration de la qualité de l'air?

Véhicules diesel interdits à Bruxelles: vers une amélioration de la qualité de l'air?
Véhicules diesel interdits à Bruxelles: vers une amélioration de la qualité de l'air? - © DIRK WAEM - BELGA

Depuis ce lundi premier janvier, quelques milliers de véhicules au diesel, les plus polluants, ne peuvent plus pénétrer en Région bruxelloise. Chaque année, une série de véhicules supplémentaires seront ainsi bannis jusqu’en 2025. Avec un objectif : celui d’améliorer la qualité de l’air.

Le système fonctionne grâce à un réseau de caméras intelligentes, comme l’explique Christian Banken, le coordinateur sécurité régionale au Centre d’informatique bruxellois. "On va placer des caméras à lecture automatique de plaques d’immatriculation à toutes les entrées de la Région bruxelloise, mais aussi à l’intérieur de la région", détaille-t-il. Ces caméras vont lire automatiquement la plaque de tous les véhicules qui vont passer en dessous de son champ de vision et prendre deux photos, une photo noir et blanc et une photo couleur, avant de transmettre le tout à une base de données.

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C'est ensuite Bruxelles Fiscalité qui se chargera de contrôler les données disponibles pour cette plaque auprès de la Direction de l’immatriculation des véhicules (DIV) et de déterminer si le véhicule correspond aux besoins de la norme Euro qui sera en vigueur à ce moment-là. "En supposant que non, Bruxelles Fiscalité va venir récupérer les deux photos qui sont stockées dans la base de données et va pouvoir faire un contrôle visuel que la plaque a été bien lue et que le véhicule correspond bien aux données de la DIV. Dans ce cas-là, il y aura amende ou avertissement en fonction de l’époque à laquelle on sera", poursuit Christian Banken.

Pour Tim Cassiers, membre du Bral, une association qui milite pour "un Bruxelles durable" la zone de basse émission (aussi appelée Low Emission Zone ou LEZ) va permettre d'améliorer la qualité de l'air. Mais, pour lui, la densité du trafic à Bruxelles reste malgré tout un problème important.

Il faut donc changer les habitudes des Bruxellois

"La majorité des émissions polluantes sont [causées par] les voitures. Il faut donc s’attaquer à la totalité des voitures. [...], la seule chose qui fait vraiment diminuer les concentrations des polluants dans l’air sont des mesures qui s’attaquent à la totalité de la mobilité, estime-t-il. Par exemple, au moment des journées sans voiture, on voit clairement diminuer les polluants dans l’air. Ce sont de telles mesures qui font que notre air va s’améliorer".

Tim Cassiers estime donc qu'"il faut donc changer les habitudes des Bruxellois [et] mettre en place des instruments et des mesures qui aident les Bruxellois à changer leur comportement". Le membre du Bral avance des idées telles que le péage urbain "qui ferait payer les Bruxellois et les navetteurs à chaque déplacement à Bruxelles", ou à l'interdiction des voitures dans certaines zones, par exemple à proximité des écoles.

"Nous aimerions aussi dire à la région qu’il faut communiquer clairement sur les résultats attendus. Je sais que la ministre a dit à plusieurs reprises que la LEZ ne va pas résoudre tout le problème de la pollution de l’air. Mais il faut aussi dire aux Bruxellois qu'il ne faut pas vraiment s’attendre à une amélioration de la qualité de l'air dans les deux ou trois premières années, car ce n’est qu’un petit nombre de voitures qui sont interdites", conclut Tim Cassiers.

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