Vaccination : Pourquoi certains hésitent ? l'UNamur et les médecins généralistes namurois dévoilent les premiers résultats d'une vaste enquête

Qui sont les personnes qui hésitent encore aujourd'hui à se faire vacciner contre le coronavirus ?

L'université de Namur et le cercle des médecins généralistes du Namurois se sont lancés dans une vaste enquête dont ils ont présenté aujourd'hui les premiers résultats...l'idée est de mieux cerner le profil de ces hésitants. 3700 personnes ont répondu au questionnaire, parmi eux des citoyens qui hésitaient beaucoup à se faire vacciner au début de la campagne de vaccination 

 

Le médecin généraliste, un rôle primordial

 

Peur de la nouveauté, Peur des effets secondaires, les raisons qui font hésiter ne sont pas neuves. Mais ce qui est plus neuf c'est le déclic...Car la plupart de ces sondés se sont finalement fait vacciner et ce déclic,  il est essentiellement dû au rôle primordial du médecin généraliste loin devant les experts ou les réseaux sociaux.

Dominique Henrion est médecin généraliste et responsable du centre de vaccination de Namur expo : "On a identifié le médecin généraliste comme la source d'information principale. Devant les experts, devant les médias traditionnels. Ce qui est rassurant aussi c'est que les réseaux sociaux n'ont pas vraiment d'influence sur les personnes qui hésitent. Par contre le médecin généraliste peut vraiment faire basculer la situation. Le médecin généraliste est identifiée comme la personne la plus influente et avec les informations les plus crédibles. La relation de confiance qui est instaurée avec le médecin de famille peut vraiment faire bouger les choses".

De quoi faire réfléchir à la suite de la campagne de vaccination. "Moi je plaide pour que la vaccination puisse débuter en cabinet de médecine générale", explique le Docteur Henrion, "ça permettra peut-être d'aller chercher dans les hésitants, des personnes qui ne font confiance qu'en leur médecin et qui ne veulent pas aller dans un centre de vaccination car ils estiment que c'est trop loin de chez eux". 

Aller au contact de la population

 

A Namur, on peut dire que la vaccination est une réussite car, d'ici peu, 80% de la population sera vaccinée. Mais il reste donc 20% de la population qui n'est pas vaccinée, des personnes que la campagne classique de vaccination n'arrivera sans doute pas à atteindre." Les centres de vaccination avaient leur intérêt mais ils arrivent un peu au bout de leur mission. Désormais le centre de Namur expo est en surcapacité, il est surdimensionné, on arrive plus à le remplir et ça coûte de l'argent. D'ailleurs il fermera à la mi-août, 15 jours plus tôt que prévu", explique Dominique Henrion, " Il faut trouver d'autres biais, aller au contact de la population".   Vaccination à domicile, en cabinet médical, en pharmacie, voire sur des marchés...Pour arriver à atteindre ce public il faudra tabler à coup sûr,  sur la proximité. 

Concernant les professionnels de la santé, l'enquête met en exergue une hésitation deux à trois fois plus importante chez les aides soignants et les infirmiers. Un chiffre à relativiser car le panel est assez réduit.  L'enquête va maintenant se poursuivre jusqu'à fin août afin de constituer un modèle décisionnel totalement fiable.
 

 

 


 

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