Va-t-on vers plus de mixité dans les loisirs ?

Va-t-on vers plus de mixité dans les loisirs ?
Va-t-on vers plus de mixité dans les loisirs ? - © Tous droits réservés

La gymnastique et l'équitation pour les filles, le football et le basket-ball pour les hommes... Ces clichés ont la vie dure mais les chiffres le confirment: la mixité dans les loisirs, qu'ils soient sportifs ou non, est loin d'être une réalité chez les jeunes. Prépare-t-on assez les adultes de demain à vivre ensemble?

Ce jeudi 21 janvier, à Liège, un colloque était consacré à la question. Si, en Fédération Wallonie-Bruxelles, 70% des affiliés à des club sportifs sont des garçons, par contre, 67% en moyenne des élèves qui suivent des cours artistiques dans les académies sont des filles.

Dans ces académies, le cours de musique est celui le plus fréquenté par les garçons. Mais 6 élèves sur 10 y sont encore des filles. Et visiblement, des discriminations s'installent: "Quand on regarde au niveau des subventions qui sont octroyés pour des groupes, des chanteurs de hip-hop ou de rock, là on va retrouver majoritairement des garçons. Bien que les filles fassent plus souvent de la musique dans les académies, on les retrouvera moins souvent dans les groupes de rock. C’est comme dans les universités, les filles sont plus nombreuses mais ce n’est pas elles que l’on retrouve au pouvoir", constate Alexandra Adriaenssens, directrice au Centre pour l'égalité des chances.

Et dans les mouvements de jeunesse?

Si en moyenne, filles et garçons fréquentent de la même manière les mouvements de jeunesse, ce n'est pas le cas pour les maisons de jeunes. Là, les filles sont minoritaires surtout en milieu urbain. Et elles se mélangent rarement aux garçons. Une situation contre laquelle se bat Thierry Ardus, directeur de la maison de jeunes de Sclessin. "Il y a une non acceptation des filles par beaucoup de garçons. La première chose est de leur laisser un espace où elles peuvent s’exprimer, prendre possession du lieu avec par exemple de la décoration personnalisée", explique-il.

Isabelle Simonis (PS), Ministre de la Jeunesse et de l'Egalité des chances à la Fédération Wallonie-Bruxelles, prône une société plus égalitaire donc plus mixte. Reste à voir concrètement comment mettre en place certaines politiques pour mieux équilibrer chez les jeunes, la présence des filles et des garçons dans leurs activités de loisirs.

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