L'usine Lipton de Bruxelles à l'arrêt après l'annonce de la fermeture du site par le groupe Unilever

Le siège d'Unilever à Bruxelles
Le siège d'Unilever à Bruxelles - © UNILEVER - BELGA

Unilever annonce ce jeudi que l'usine de production de thé (commercialisée sous la marque Lipton) située en Région bruxelloise sera fermée. La production sera transférée dans l'usine Unilever de Katowice, en Pologne.

Que deviendront les 126 travailleurs de l'usine bruxelloise ? Unilever ne donne aucun chiffre précis de perte d'emplois mais explique que la fermeture envisagée pourrait avoir des implications directes sur l’emploi des 126 collaborateurs de l’usine.

Pourquoi?

Unilever justifie la fermeture de l'usine par la volonté de regrouper la production de thé destinée au continent européen. " Il y a plusieurs éléments qui rentrent en compte" précise Sophie Souied, directrice générale Unilever pour la Belgique et le Luxembourg. "Le premier c'est la fragmentation du marché du thé qui nous oblige à nous adapter plus vite à des nouvelles tendances de consommation. Deuxièmement: l'ensemble des usines de thé qui produisent aujourd'hui ne tournent pas à pleine capacité"

La main d'oeuvre moins chère en Pologne explique aussi en partie cette volonté de délocaliser l'activité vers Katowice. "C'est un des éléments qui s'additionnent aux autres. Je pense aussi à la nécessité d'investir dans de nouveaux formats, la nécessité de regrouper nos éléments d’emballage et de matière première sur un seul site". 

Surprise totale pour les travailleurs

Du côté des travailleurs, c'est la stupéfaction. Personne ne s'attendait à une éventuelle fermeture de l'usine. "Les ouvriers sont sous le choc et cherchent à obtenir de l'information. Ils se sont réunis en assemblée cet après-midi, explique Sébastien Bosio, permanent FGTB. "Pour l'instant, on est dans une intention de fermeture. La phase d'information et de consultation de la procédure Renault de licenciement collectif a été enclenchée. Là, on est évidemment dans l'émotionnel. Mais il va falloir rebondir et tenter de challenger la décision prise par l'entreprise. Evidemment, on se réserve le droit de mener des actions. La grève, ce n'est pas une fin en soi, mais cela reste un moyen de pression". Rien a encore été décidé à ce stade. 

D'un commun accord avec la direction, il a été décidé d'arrêter les lignes de production. Le travail pourrait reprendre lundi. 

 

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