Une vingtaine de pompiers sur le marché à Huy pour décrire leurs conditions de travail

Selon les pompiers, le manque d'effectifs constant au sein de la zone de secours Hemeco (Hesbaye Meuse Condroz) engendre des problèmes de sécurité tant pour les hommes du feu que pour la population elle-même.
Selon les pompiers, le manque d'effectifs constant au sein de la zone de secours Hemeco (Hesbaye Meuse Condroz) engendre des problèmes de sécurité tant pour les hommes du feu que pour la population elle-même. - © DIRK WAEM - BELGA

Les pompiers de la zone de secours Hemeco (Hesbaye-Meuse-Condroz) et de Liège ont déposé un préavis de grève lors de l'assemblée générale qui s'est tenue mardi soir au sein de la caserne de Huy. Une vingtaine de pompiers de la zone sont descendus sur le marché hebdomadaire de Huy mercredi matin pour une action de sensibilisation.

"La surdité de nos politiciens nous oblige à intervenir sous le minimum sécuritaire légal. Une seule ambulance disponible pour le poste de secours de Huy, soit une pour 80.000 habitants. Résultat: un décès à proximité de la caserne", indiquaient les pompiers dans leur tract. Ils faisaient ainsi allusion à un événement survenu en juin dernier lorsqu'une dame de 65 ans a perdu la vie parce qu'une ambulance n'était pas arrivée à temps, alors que la victime habitait à 500 mètres de la caserne.

Une vingtaine de pompiers sont descendus sur le marché hebdomadaire pour aller à la rencontre des citoyens et leur faire part de leurs difficultés à exercer le métier. "Le problème c'est que les gens ne savent pas que la situation est critique. Tout ce qu'ils voient, c'est ce qui est relayé dans les médias, à savoir que nous sommes allés en intervention et que le travail a été effectué. Pourtant, si le travail est fait correctement, c'est parce que nous prenons sur nous, au détriment parfois de notre sécurité", a expliqué un pompier.

Les hommes du feu en ont profité pour expliquer aux passants que le manque d'effectifs avait également une répercussion sur leur sécurité. "On ne se rend pas compte des répercussions dramatiques que ça a. L'autorité publique se tracasse du robinet qui coule et pas du torrent qui arrive derrière eux", a soutenu David Camerini (CSC).

"Nous ne demandons rien de plus que ce que prévoit la loi. Nous souhaitons simplement pouvoir travailler en sécurité et assurer la sécurité des citoyens. Or pour l'instant ce n'est pas le cas", ont noté les pompiers hutois.

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