Une structure intermédiaire pour les personnes guéries du Covid 19 à l'étude en région bruxelloise

A Liège, la clinique Saint-Joseph a repris du service et sert de structure de "transit"
A Liège, la clinique Saint-Joseph a repris du service et sert de structure de "transit" - © Google Street View

Le projet est dans les cartons depuis plusieurs jours en région bruxelloise. Créer des structures intermédiaires qui pourraient décharger les hôpitaux bruxellois. Elles accueilleraient les personnes qui ne doivent plus être hospitalisées, mais ne peuvent pas encore rentrer chez elles. La région bruxelloise travaille sur ce projet, c’est vrai. Mais depuis, l’urgence et la taille de celui-ci ont quelque peu changé.

Pas de saturation des capacités hospitalières 

Au regard des derniers chiffres, dans les hôpitaux bruxellois, les capacités hospitalières en général ne sont pas dans une situation de saturation. Il reste des lits disponibles, parce qu’avec le plan d’urgence activé à la mi-mars, a poussé les hôpitaux à suspendre les opérations et consultations qui pouvaient l’être. La situation dans les soins intensifs est elle plus problématique. Selon le ministre Alain Maron, il reste une cinquantaine de lits disponibles. Des transferts ont commencé à Bruxelles entre plusieurs hôpitaux. Pour le moment, la " régulation " se déroule essentiellement à l’intérieur de la région bruxelloise.

Mais globalement, la capacité hospitalière, hors soins intensifs suit. Cela dit, le projet de créer une structure intermédiaire n’est pas abandonné pour autant. Il est remodelé en fonction des besoins et cela concernerait, toujours selon le ministre Alain Maron, un public qui ne doit plus être hospitalisé mais pour lequel un retour à la maison est compliqué.

Travailler sur la définition du public 

Les autorités travaillent en ce moment sur la définition de ce public, mais on parle de personnes pour qui le retour à la maison n’est pas envisageable, en raison d’une perte d’autonomie due à la maladie, de problèmes de santé mentale, ou par exemple, l'impossibilité de retourner tout de suite dans une maison de repos.

On parle désormais d’une structure-tampon de cet ordre (et non plus trois, comme évoqué la semaine dernière. Les négociations auraient capoté avec les hôtels visés) avec un projet qui pourrait se mettre en place à Anderlecht dans une ancienne maison de repos. Cette structure intermédiaire serait chapeautée par du personnel médical et pour la faire fonctionner, l’idée est de faire appel à la réserve de recrutement d’Iriscare.