Une société tournaisienne met au point une aide au maintien à domicile des seniors

Dominique Duhayon explique le fonctionnement de l'interface
Dominique Duhayon explique le fonctionnement de l'interface - © S. Vandreck

Rester à domicile le plus longtemps possible, plutôt qu’à l’hôpital ou en maison de repos., c’est une tendance de plus en plus forte, qui répond à deux besoins: préserver au maximum le bien-être des patients âgés et réduire les coûts pour la sécurité sociale. Mais comment maintenir le plus efficacement possible les seniors à domicile? L’entreprise tournaisienne Intersysto pense avoir trouvé la solution : elle a mis au point un outil interactif baptisé "3S Homecare" qui permet au patient d’être mieux pris en charge par ses prestataires d’aide et de soins à domicile (médecin, infirmier, kiné, aide-ménagère…)

Une version interactive et sécurisée du cahier de liaison

Le patient est équipé d’une tablette. "Elle lui permettra d’être informée des différents prestataires qui viendront lui rendre visite au cours de la journée et lui rappellera différentes tâches à effectuer comme acteur de sa santé, comme prendre ses médicaments, mesurer sa tension, répondre à un questionnaire. C’est vraiment comme si le patient était à l’hôpital, sauf qu’il est chez lui", précise Dominique Duhayon, le CEO d’Intersysto. Les professionnels pourront consulter ces données lors de leur visite et encoder leurs propres informations, de manière à ce que chacun d’entre eux soit informé au mieux de l’état du patient. "Par exemple, si le kiné passe et estime qu’il ne faut pas mobiliser le patient pour l’instant, aujourd’hui il va coller un post-it sur le frigo, qu’on verra ou pas. Aujourd’hui, la première information qui sera transmise aux autres prestataires de soin est celle-là". Le patron d’Intersysto décrit cet outil comme une version moderne et sécurisée du cahier de liaison, "qu’on ne retrouve pas toujours et qui est accessible à n’importe qui".

La confidentialité des données sera garantie, assurent ses créateurs. Le système est sécurisé, les intervenants s'identifient avec leur carte d'identité électronique et un code. Et puis, l'aide-ménagère n'aura forcément pas accès aux mêmes données que le médecin. Les informations médicales ne sont partagées qu'entre les professionnels qui s'occupent du patient. La tablette est en test depuis 2016 auprès d’une centaine de patient. Le test devrait être élargi à 400 patients sur la Région Wallonne.

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