Une semaine cruciale commence pour l'avenir de la sidérurgie liégeoise

Depuis jeudi soir, depuis que le groupe Mittal s'est donné une semaine pour trouver avec ses travailleurs une méthode de négociation, il ne s'est strictement rien passé. Pas une réunion. Pas un coup de fil. Déjà trois jours de perdus. Quelques délégués du personnel s'en sont d'ailleurs étonnés.

Il apparaît clairement que cet accord, arraché dans la douleur par le conciliateur social, a été uniquement une manière de gagner du temps. Un délai pour que le ministre de l'économie consolide un plan de sauvetage, au demeurant incertain.

Il a invité les syndicats, mardi, à petit-déjeuner, et avant ça, deux hauts directeurs du groupe Mittal, lundi, à goûter. Probablement pas dans l'espoir de les convaincre de céder les outils. Mais plutôt pour montrer que la fermeture des hauts fourneaux va coûter cher, et même très cher.

Mais quelle est la marge de manœuvre du gouvernement wallon. Budgétairement, étroite. Politiquement, pas vraiment plus large.

Ce dimanche, au Congrès du parti socialiste, le président Giet n'est jamais vraiment sorti du registre compassionnel: "Je pense à tous ces ouvriers, à toutes ces familles, et je leur exprime toute notre solidarité avec Jean-Claude Marcourt. Nous sommes à leurs côtés".

Les ouvriers du groupe Mittal auraient sans doute espéré un soutien plus franc et massif. Mais c'est déjà ça. Dans trois jours, ils devraient connaître la fin de l'histoire.

 

M. Gretry

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