Une première commune wallonne décide de fermer toutes les écoles de son territoire

Dans la gestion de la crise du coronavirus en Belgique, il y a ceux qui se réfèrent systématiquement aux autorités de tutelle, et puis, il y a ceux qui jouent cavalier seul au nom de l’intérêt public de l’entité qu’ils dirigent. Ca a été le cas d’Olivier Maingain, au lendemain des congés de carnaval, premier à annoncer des mesures plus dures que ce que conseillait le fédéral pour ses concitoyens de retour des régions à risque.

C’est aujourd’hui le cas de Jean-François Gatelier, le bourgmestre CDH de Sivry-Rance : "en l’absence d’une position claire de la province ou de l’État fédéral", le mayeur a décrété que la commune de Sivry-Rance allait prendre ses responsabilités communales "pour le bien et la santé de sa population":

- Interdiction de toutes manifestations sur et dans le domaine public ainsi que toutes les activités récréatives, sportives et culturelles dans les salles communales.
- Annulation de toutes les activités concernant nos aînés (3x20, repas du cœur, maison communautaire,…)
- Fermeture des musées, de la bibliothèque, de l’espace public numérique, et de la crèche.
- Fermeture de toutes les écoles de l’entité.

Il est ainsi le premier bourgmestre wallon à décréter la fermeture de toutes les écoles, telle qu’elle a été décrétée dans la France toute proche.

"Certains estimeront que ces mesures sont excessives mais elles ne le sont jamais assez quand il s’agit de notre santé" conclut le mayeur-docteur.

Il faut rappeler qu’une première décision de "franc-tireur" de Gatelier avait fait grand bruit : l’instauration d’une taxe "santé" de 1000 euros visant les commerces de plus de 200 m² vendant des cigarettes, alcools, et autres produits nocifs pour la santé. Une première en Wallonie. Le bourgmestre CDH de Sivry-Rance justifiait cette taxe en arguant que le gouvernement fédéral n’en faisait pas assez pour lutter contre les pathologies liées à la malbouffe.

Du côté de seule grande surface de Sivry, on s’étonnait que la taxe ne vise pas les night-shops ou les friteries et qu’elle ne vise que les plus grands commerces. La minorité ACE, elle, avait prévenu que ce texte était contraire aux dispositions légales. La majorité n’en a eu cure, tout en précisant qu’elle s’attendait à ce que cette taxe soit refusée. Le ministre wallon des pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, avait en effet annulé la taxe, jugeant qu’elle pénalisait financièrement au-delà du raisonnable les commerces y soumis.

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