Une place Jean Demannez à Saint-Josse, l'étonnant cadeau d'Emir Kir à son prédécesseur

L'ancien bourgmestre Jean Demannez s'étonne de l'initiative d'Emir Kir
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L'ancien bourgmestre Jean Demannez s'étonne de l'initiative d'Emir Kir - © Belga

Ce lundi, le conseil communal de Saint-Josse a décidé de rendre hommage à l'ancien bourgmestre Jean Demannez en baptisant de son nom, la petite place située au croisement des rues de la Limite et de l'Abondance. Une idée qui a surpris le principal intéressé, lui qui n'avait pas gardé le meilleur souvenir de ses derniers contacts avec l'actuel bourgmestre Emir Kir. "Quelle idée a-t-il derrière la tête en donnant mon nom à cette place?" s'interroge aujourd'hui Jean Demannez, qui assure n'avoir jamais souhaité voir les lettres de son nom, figurer sur une petite plaque bleu métallique. "Aucun service communal ne m'a d'ailleurs contacté pour savoir ce que je pensais de cette initiative", s'étonne-t-il aujourd'hui.

On ne peut pas donner à une rue, le nom d'une personne vivante

Une curieuse initiative, en effet de la part de l'actuel collège communal de Saint-Josse. En effet pour nommer de nouveaux lieux ou voies publiques, une circulaire de 1972, émanant du ministre de l'Intérieur précise bien que :  "les noms de personnes vivantes ne peuvent jamais être pris en considération". De plus, le changement de nom d'un lieu est soumis à l'avis de la commission royale de Toponymie et de Dialectologie. Un avis qui a réjoui la commune lorsqu'elle en a pris connaissance en août dernier. Chose étrange, la commission que nous avons contactée, réfute avoir donné son aval au nom de place Jean Demannez. "La commission déconseille de baptiser des espaces publics de noms de personnes qui ne sont pas décédées depuis dix ans au moins".  Elle a par contre rendu un avis favorable pour la place Guy Cudell, du nom du truculent bourgmestre de Saint-Josse de 1953 à 1999.

Emir Kir n'a pas l'habitude de me faire des cadeaux

A la retraite désormais, Jean Demannez ne peut s'empêcher de jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur. Depuis son départ, ce passionné de musique et de jazz reproche à la commune son manque d’intérêt pour la Jazz station ou le Saint-Jazz Festival (diminution voire suppression des subsides). Dès lors, il s'interroge : "Emir Kir voulait-il vraiment me faire plaisir ou bien a-t-il voulu créer de toute pièce, une nouvelle tradition à Saint-Josse"? Celle de rendre hommage aux bourgmestres de leur vivant. Auquel cas, la voie serait ouverte pour une future place, ou rue Emir Kir. Sait-on jamais? conclut-il.

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