Une peine de travail pour avoir tabassé son voleur et l'avoir abandonné dans les bois en slip

La justice a tenu à rappeler aux deux individus que l'on ne se fait pas justice soi-même (illustration).
La justice a tenu à rappeler aux deux individus que l'on ne se fait pas justice soi-même (illustration). - © Flickr - mikecogh

Le tribunal correctionnel de Charleroi a tenu à rappeler à deux individus que l'on ne se fait pas justice soi-même. En août 2008, à Montigny-sur-Sambre, deux hommes avaient tabassé un voleur, l’avaient enfermé dans le coffre de leur voiture puis l’avaient abandonné en slip dans un bois.

Il y a un peu plus de quatre ans, Léonardo surprend quatre jeunes en train de lui piquer sa moto. Soutenu par un copain, il leur saute dessus. Les gaillards s'encourent, sauf un, que Léonardo et son copain passent à tabac et poussent dans le coffre de leur voiture, le temps (pensent-ils) de tourner un peu dans le quartier pour en retrouver un second.

Finalement, le jeune enfermé dans le coffre sera emmené jusqu'à Villers-la-Ville et abandonné dans un bois en petite tenue.

Les deux "justiciers" se sont retrouvés lundi devant le tribunal correctionnel de Charleroi. La qualification des faits était sévère : coups prémédités, détention arbitraire, traitements dégradants. L'excuse de la légitime défense ? Non, a dit le tribunal, il n'y avait pas eu de violence grave exercée sur eux, pas de nécessité absolue d'agir comme ils l'ont fait.

Résultat : coupables, tous les deux. Mais le tribunal a bien voulu comprendre que allez, bon ! c'était sa moto à Leonardo. Pour lui, suspension de prononcé, on en reste là. Le copain qui a donné le coup de main, lui, par contre, n'avait pas à s'en mêler. Pas de prison, mais il devra travailler durant 250 heures à une tâche d'intérêt général.

Alain Vaessen

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