Une nouvelle technique contre le TOC testée au CHU de Charleroi

Traitement du TOC par stimulation cérébrale profonde
Traitement du TOC par stimulation cérébrale profonde - © ©ISPPC

Depuis peu, l’INAMI (Institut National d'assurance Maladie-Invalidité) reconnait une nouvelle méthode neurochirurgicale pour lutter contre les TOC, les troubles obsessionnels compulsifs. Il s’agit de la simulation cérébrale profonde. 6 hôpitaux en Belgique sont désormais habilités à réaliser cette opération. En Wallonie, le CHU de Charleroi est le premier à s'être lancé dans cette technique de pointe destinée aux cas les plus graves.

En Belgique, on estime que 2% de la population souffre de TOC. Ces personnes ont des angoisses, des obsessions qui peuvent par exemple les pousser à répéter certains gestes de façon irrationnelle comme des vérifications ou des lavages de mains. Elles peuvent aussi devoir faire face à des superstitions et des phobies diverses. On estime qu’il s’agit d’un handicap majeur au-delà de 2 heures par jour perdues dans ces compulsions.

La stimulation cérébrale profonde

Les personnes atteintes de TOC sont généralement soignées avec des antidépresseurs. Elles bénéficient aussi de thérapies comportementales pour apprendre à gérer leur anxiété. Mais pour 1 patient sur 10, ces traitements ne permettent pas une réduction des symptômes. Désormais, il existe une nouvelle approche neurochirurgicale pour ces cas les plus graves. Il s’agit de la stimulation cérébrale profonde. Des électrons qui donnent des petites impulsions électriques sont implantés dans le cerveau. Le CHU de Charleroi a été le premier à lancer cette technique en Wallonie. Désormais, 6 centres sont habilités en Belgique dont 2 en Wallonie (CHU de Charleroi et Liège) et un à Bruxelles (Saint Luc). L’ opération ne présente pas de risque majeur pour le patient. Dans deux tiers des cas, cette nouvelle approche donne de bons résultats avec une réduction moyenne de 50% des symptômes

Grégory Fobe

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