Une nouvelle pompe à insuline pour mieux gérer le diabète de type 1

Nicolas Somberg, 41 ans, arrive souriant au cabinet de consultation du Dr Thielen, endocrinologue au CHR de la Citadelle à Liège.

C’est à l’âge de 15 ans que le patient a été informé qu’il souffrait du diabète de type 1. « A 15 ans, en pleine adolescence, cela a compliqué les problèmes à l’école, explique Nicolas Somberg. Une acceptation très difficile de la maladie. Quand on voit tous les copains faire un certain nombre de choses et moi qui était contraint d’avoir des horaires assez stricts pour manger, pour me contrôler ».

Le diabète de type 1, de quoi s’agit-il ?

« C’est une maladie auto-immune », explique le Dr Vincianne Thielen, endocrinologue. « Cela veut dire que le corps réagit contre lui-même et en l’occurrence contre le pancréas. Du coup, le pancréas est toujours là physiquement mais il ne fonctionne plus. Il faut complètement remplacer son action en termes d’insuline ».

Des soins lourds

A cette époque, les soins étaient assez lourds pour Nicolas Somberg : « J’étais obligé de me faire deux piqûres d’insuline, une le matin, l’autre le soir. Quatre contrôles glycémiques étaient aussi nécessaires. Je devais me piquer le bout du doigt et analyser une goutte de sang. Il fallait 120 secondes pour obtenir les résultats ».

Un changement de vie grâce à la nouvelle pompe

Aujourd’hui, Nicolas Somberg vit beaucoup plus sereinement grâce à une nouvelle pompe à insuline qu’il porte à la taille.

Elle fonctionne pratiquement comme un pancréas artificiel : « Elle gère de manière automatique les fluctuations de glycémie. Ce n’est pas moi qui dois m’adapter à mon diabète et à ma pompe. C’est la pompe qui doit s’adapter à mon corps et à ma vie « En fonction de ce que je mange et en fonction également de mes activités professionnelles et autres. Tout cela va être adapté par la pompe ».

Un fonctionnement simple

Vincianne Thielen s’est spécialisée dans le traitement des patients diabétiques de type 1. Elle a proposé à dix patients qui entraient dans les conditions de porter la nouvelle pompe à insuline qui détecte l’hypoglycémie et l’hyperglycémie. « On a un petit coquillage qui se fixe sur la peau et qui mesure la glycémie. Il transmet l’information à la pompe afin que le système puisse fonctionner. L’appareil fonctionne en semi-autonomie car il y a une intervention du patient au moment des repas. Il doit prévenir la pompe de ce qui va être consommé », explique l’endocrinologue.

La pizza fait son grand retour

Nicolas Somberg s’est privé de pizzas pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Lorsqu’il passe à table, il informe son boîtier. « J’informe mon boîtier que je mange une pizza. Je formule de manière à encoder le nombre de glucides qu’il y a dans la pizza. C’est redevenu un plaisir de manger une pizza. En tant que diabétique, on appréhende toujours les aliments que l’on ne sait pas bien gérer. Avec la pompe, on a trouvé la technique. Maintenant, c’est parfait, c’est nickel », explique le patient détendu.

Grâce à l’évolution technologique, l'endocrinologue peut suivre ses patients à distance et si c’est nécessaire elle peut les conseiller.

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