Une nouvelle mine de zinc à Plombières: utopie?

Il faudrait en tout cas cartographier notre sous-sol profond, histoire de ne pas rater un filon exploitable. Nous avons rencontré le professeur Eric Pirard, de l'ULG: "On a abandonné les mines fin du 19ème, vers 1875-1880, parce qu'il était plus facile à l'époque aussi de faire venir du minerai de régions un peu plus lointaines comme la Tunisie, la Sardaigne, voire même l'Australie" explique-t-il. "On n'a donc jamais prospecté sérieusement le sous-sol de Plombières. Vu les conditions actuelles, sachant que plusieurs grandes mines de zinc sont en train de fermer, qu'il y a un vrai besoin sur le zinc, sachant que notre sous-sol a un vrai potentiel géologique du point de vue du zinc, sachant d'autre part que l'Europe est très dépendante en matière de ressources ... Tout ça fait que ça a beaucoup de sens de commencer à regarder un peu sérieusement notre sous-sol".

Ce qu'on n'a pas fait: "On ne l'a jamais sérieusement fait puisque les mines de Plombières ont été découvertes par l'homme peut-être même à l'époque romaine parce qu'elles affleuraient en surface, et puis elles ont été suivies avec des techniques très primitives, on a juste suivi les masses minéralisées. Quand il n'y en avait plus, on s'est arrêté. Les géologues aujourd'hui, ils ont des outils pour imager le sous-sol qu'on peut aujourd'hui mobiliser pour identifier des corps minéralisés qui seraient peut-être à 2 ou 300 mètres sous nos pieds".

François Braibant

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