Une navette autonome circule sur le campus médical de la VUB et de l'UZ à Jette

Plutôt lente (10 km/h), petite (6 personnes assises, 6 personnes de bout maximum, silencieuse, électrique et sans chauffeur, la nouvelle navette autonome du campus universitaire de Jette a transporté ses premiers navetteurs. Parmi eux, se trouvait René. "C’est parfait", réagit-il à la sortie de la machine. "Elle roule très lentement… C’est une autre façon de se balader. Et ça pourrait même être une solution pour la mobilité en général."

Pour l’heure, la navette n’effectue que quelques dizaines de mètres entre la résidence universitaire et la faculté de médecine. Nous avons testé ce trajet. Une fois à bord, la navette démarre à condition qu’il n’y ait pas d’obstacles. Mais avec tous les journalistes et les caméras autour de l’engin, la machine détectait des obstacles et ne démarrait pas. Pas de chauffeur pour intervenir mais un opérateur à bord. Un tour de clé dans le boîtier et c’est parti.

Etudier la relation entre l’humain et la machine

L’interaction entre l’humain et la machine, c’est exactement ce que vont étudier les chercheurs de l’ULB et de la VUB pendant 6 mois. "Le Brussels Health Campus s’étend sur près de 32 hectares où circulent chaque jour des milliers d’étudiants et quelque 5000 travailleurs. L’hôpital universitaire compte près de 400.000 consultations et plus de 30.000 hospitalisations par an, ce qui représente des centaines de patients et de visiteurs chaque jour", note Lieselot Vanhaverbeke, coordinatrice du projet pour la VUB. " Cette diversité de publics et de circulations fait du campus un lieu approprié pour notre recherche : nous allons pouvoir étudier l’acceptation des modes de transports différents, l’aménagement du territoire, l’amélioration des infrastructures et les développements techniques qui y sont associés ".

L’objectif de cette équipe de chercheurs est, à terme, est d’écrire une feuille de route des "bonnes pratiques " pour le développement du transport autonome en région bruxelloise.

Lors de la première phase de test, les étudiants et membres du personnel pourront utiliser la navette pour circuler entre les résidences universitaires et le bâtiment principal de la Faculté de médecine. Avec une vitesse de 10 à 15 km/h, le trajet prendra trois minutes. Maximum 12 personnes peuvent monter à bord (6 places assises, 6 debout). Pour ceux qui sont montés dans la navette au Parc de la Woluwe cet été, c’est le même modèle.

Fin de cette année lors de la deuxième phase, le trajet sera plus long (1km) et reliera aussi les parkings. La navette roulera alors sur une route publique et sera ouverte aux patients et visiteurs de l’hôpital.

Grâce à un système de senseurs, de caméras et de GPS, l’engin reconnaît son parcours et ses arrêts, tout comme de possibles obstacles ou situations inattendues sur sa route. Un opérateur restera tout de même à bord pour reprendre les commandes en cas de besoin.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK