Une Montoise se lance dans une activité rare: le séchage traditionnel de plantes comestibles

Camomille, monarde, menthe poivrée, tagettes... Les fleurs et les feuilles sont alignées dans des espèces de grands tiroirs à fond voilés. Un mélange d'odeurs envoûtantes vient nous tourner la tête. Nous sommes dans le séchoir traditionnel de Majdouline Defouf. Une installation simple, sans appareil sophistiqué (à l'exception d'un déshumidificateur d'air pas encore utilisé cette année) dans laquelle elle place les fleurs et plantes cultivées dans le terrain voisin. Avec ses plantes, elle confectionnera des tisanes, des infusions... Majdouline propose aussi des plantes fraiches comme les fleurs de capucine ou différentes variétés de basilic. Un nouveau métier? La jeune femme rit en entendant la question et répond: "je ne pense pas que je peux définir ça comme un métier, ce n'est pas du travail, c'est prendre du bon temps avec la nature et apprendre à la connaître; j'ai déjà appris beaucoup de choses mais j'ai encore tant à découvrir!". 

Et pourtant la tâche est rude. Dans le jardin, sous un soleil d'acier, les heures de travail ne se comptent plus...

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Les fleurs sont rangées dans le séchoir © RTBF

Un changement de cap

Mais comment devient-on tisanière? Par passion, on l'a compris mais aussi parce qu'après une carrière dans le secteur de l'organisation de vacances et dans l'humanitaire, Majdouline a compris que c'était le bon moment pour changer de cap. Elle a ressenti la nécessité d'exercer une activité plus proche de la nature. En créant cette nouvelle activité, baptisée "Terre-Happy",  elle espère pouvoir montrer que les plantes peuvent être à la fois jolies et très riches en propriétés et en goût. Majdouline devrait composer ses premières tisanes en septembre prochain.

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