Une fresque de Fabrizio Borrini pour égayer le pilier de la passerelle des Chiroux

Fabrizio Borrini
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Fabrizio Borrini - © Tous droits réservés

C’est au cours d’un cocktail citoyen que sera inaugurée, vendredi 14 septembre 2012 à 18h, la fresque « Ma Liège rêvée » de l’artiste liégeois Fabrizio Borrini.

Avant les coups de pinceaux

Cela fait des années que l’artiste de BD (Karma) et peintre Fabrizio Borrini rêve de décorer cette tristounette colonne des Croisiers porteuse de la passerelle qui relie les Chiroux au pont Kennedy.

Habitant entre ses 10 et 20 ans rue du Mery, Fabrizio passait régulièrement devant ce pilier aux formes improbables, assez disgracieux. Il fantasmait pas mal en l’imaginant carrousel, soucoupe volante, OVNI, …

Déjà il y a une quinzaine d’année Fabrizio Borrini avait déposé à la Ville un projet de décoration de ce coup de poing dans l’œil. Projet bien accepté mais qui ne put se concrétiser alors pour différentes raisons.

C’est chose faite aujourd’hui puisque, après avoir dû trouver lui-même des sponsors (Fondation Uhoda), c’est le 19 juillet de cette année qu’il a pu enfin donner le premier coup de pinceau à cette œuvre.

Pendant les coups de pinceaux

Durant ces deux mois de travail, de nombreux passants de tous âges et de toutes couches sociales, se sont arrêtés pour encourager l’artiste, certains lui disant merci, d’autres s’inquiétant des risques de dégradation de la fresque.

Fabrizio Borrini a utilisé de la peinture acrylique recouverte d’un vernis anti tag, tout en étant convaincu que l’on ne détériorera pas son œuvre.

Par cette fresque mélangeant éléments urbains et éléments végétaux dans des couleurs chatoyantes l’artiste veut susciter le regard et suggérer sa " Liège rêvée ".

Au-delà des coups de pinceaux

Fabrizio Borrini est un fervent défenseur de l’Art Urbain. Cet art par tous et pour tous doit se réapproprier l’espace public.

Cette fresque de soleil, d’urbain et de végétal veut tellement se développer que les trois petites colonnes devant le Bouquin se sont retrouvées aussi décorées par l’artiste qui n’attend qu’une chose : qu’elle fasse des petits, que la passerelle entière soit colorée, que d’autres artistes participent à l’embellissement de cette ville si chaleureuse, mais tellement défigurée par les buildings des années 70 et d’autres initiatives plus récentes comme "  le nouveau palais de justice, cette triste aberration " (sic).

Pour Fabrizio Borrini, Liège est en train de se redresser, mais ce redressement doit passer par la beauté. Il fait appel à plus de volontarisme de la part des artistes liégeois. Qu’ils créent des projets et n’attendent pas que les institutions viennent les chercher.

Une anecdote bien sympathique

Fabrizio Borrini a tenu à peindre aussi un pot de fleur du petit parc des Carmes pour remercier les stewards de la Ville de Liège qui ont réaménagé ce parc en y installant notamment des petits bancs. Aujourd’hui ce lieu, qui n’était plus fréquenté et qui faisait peur, accueille à nouveau des mamies avec leurs petits-enfants et des passants en quête d’un coin où se reposer ou lire le journal.

Des projets pour Fabrizio Borrini

  • Un nouvel album va prochainement sortir dans la collection Air Libre chez Dupuis.
  • Un grand projet : Il participe à la mise en place, pour et avec la Ville de Liège, d’un Salon de la bande dessinée et des arts narratifs. Première de ce festival en 2014.

L’inauguration aura lieu vendredi 14 à 18h

Elle consistera en un drink citoyen dans une ambiance festive et colorée à l’image de la fresque, avec allocutions, performance street art par l’asbl Spray Can Arts et concert jazz blues.

Ouvert à tous, ce sera peut-être l’occasion d’initier de nouveaux projets.

Philippe Jacquemin

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