Une formation à l'aide humanitaire pour tous à Couvin

Les participants à la formation participent durant 24h à une mise en situation pratique
Les participants à la formation participent durant 24h à une mise en situation pratique - © ©rtbf-Grégory Fobe

Lors du récent tremblement de terre au Népal, des touristes ont voulu rester sur place pour apporter leur aide. Mais pour être vraiment utile, il est préférable d’avoir des connaissances de base en urgence humanitaire. On peut les acquérir lors d’un cycle de formations proposé conjointement par l’ASBL «Loin Devant» de Viroinval et le CESA, le centre d’enseignement supérieur pour adulte basé à Roux. Le financement est assuré par la fondation Chimay Wartoise.

L’un des moments forts de cette formation est une mise en situation pratique. Elle vient d’avoir lieu dans une école de Pesche dans l’entité de Couvin. Les 5 participants ont été soumis à un scénario de tremblement de terre. Leur mission : accueillir et gérer des réfugier dans les meilleures conditions. Ils évoluent sous l’œil attentif de Laurent Van Eeckhout. Cet expert a notamment travaillé pour la Croix-Rouge au Pakistan ou encore en Haïti. Tout récemment, il a participé à une mission privée au Népal visant à retrouver une personne disparue: " l’intérêt est de créer un réseau de personnes pouvant réagir en cas de crise humanitaire. L’idée n’est pas spécialement de les former pour agir à l’étranger lors de grosses catastrophes mais plutôt de les préparer à des situations qu’ils vivraient en direct en leur donnant un sorte de boîte à outils qui peut être ouverte à tout moment". Il s’agit donc d’une première base en urgence humanitaire et non d’une formation se voulant exhaustive. Manuela Persiguero, est éducatrice. Elle a choisi de suivre cette formation afin de se tester et en vue peut-être un jour de participer en tant que volontaire à une mission à l’étranger. Bernadette Leemans, conseillère en environnement, est de son côté convaincue que le dérèglement climatique aura aussi des conséquences chez nous en Belgique. Elle veut donc être prête.

Pour être efficace dans des situations d’urgence il faut d’abord pouvoir collaborer, communiquer et gérer ses émotions. Cet aspect-là est également abordé lors de la formation. C’est Valerie Wiels, enseignante au CESA qui s’en charge : " les participants doivent prendre conscience de la manière dont ils interagissent et s’organisent. Un travail est aussi fait sur la prise de décision."

Ce premier module d’initiation à l‘urgence humanitaire se termine début juin. Si ils le réussissent, les élèves auront l’occasion de suivre un deuxième cycle de cours de 160 heures dès le mois de septembre. Il sera cette fois dédié à la méthodologie. Les participants apprendront notamment à intervenir sur le terrain de façon autonome.

Grégory Fobe

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK