Une entreprise namuroise devrait bientôt surveiller la concentration de coronavirus dans les eaux usées de toute la Belgique

Une entreprise namuroise devrait bientôt surveiller la concentration de coronavirus dans les eaux usées de toute la Belgique
Une entreprise namuroise devrait bientôt surveiller la concentration de coronavirus dans les eaux usées de toute la Belgique - © Tous droits réservés

Depuis le début du mois de juin, E-Biom, une spin off de l’Université de Namur, surveille, plusieurs fois par semaine et jusqu’à fin 2020, 8 stations d’épuration traitant les eaux usées de grandes villes wallonnes afin d’y détecter, de manière précoce, une augmentation des concentrations de coronavirus. Des discussions sont en cours avec Sciensano pour qu’une surveillance du même type soit instaurée sur l’ensemble du territoire, a confirmé Céline Tellier, la ministre wallonne de l’Environnement, mardi, en commission du parlement régional.

"Des discussions sont en cours avec Sciensano, qui a été mandaté par le Fédéral, pour piloter une surveillance du même type sur l’ensemble du territoire national, pour une durée de deux ans", a expliqué la ministre.

Dans ce cadre, a-t-elle ajouté, "une phase transitoire devrait débuter la semaine prochaine pour une période de 8 semaines. Elle concernerait 16 stations wallonnes, 2 bruxelloises et 24 flamandes", a-t-elle ajouté.

"L’objectif est de confirmer le protocole à mettre en œuvre au niveau national, Sciensano ayant la volonté de tenir compte des remarques des universités flamandes – qui travaillent sur leur propre système, ndlr – de E-Biom et de la SPGE, la société publique de gestion de l’eau", a poursuivi Céline Tellier.

Selon cette dernière, la principale différence entre les protocoles flamand et wallon réside dans le choix du gène ciblé pour les analyses permettant de détecter le virus.

Journal télévisé 09/07/2020

Analyser la quantité de virus présente dans les eaux usées pourraient permettre de détecter une éventuelle recrudescence de l'épidémie.

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